Géants 10 : Les géants des Pyrénées.

 Dans son remarquable ouvrage fort bien documenté Guide des Pyrénées Mystérieuses, collection  Les Guides Noir aux Editions Princesses-1977, Bernard Duhourcan nous apprend que l’Ingénieur Pasumot, dans sa relation de son voyages aux Pyrénées  en 1788 et 1789, confirme qu’il a existé à Bizos une famille de géants hauts d’environ huit pieds (2m, 64). On les nommait les « Prouzous »  ce qui se traduit par les Preux) et qui signifie : « grands hommes ». Leur taille gigantesque inspirait de la répugnance aux jeunes filles. Le dernier connu  s’appelait le vieux Barrigue, mort vers 1790, âgé de cent huit ou cent neuf ans. Son acte de baptême existait à Luz où vivait sa famille. Les Prouzous étaient enterrés dans un cimetière particulier, connu encore au temps de Pasumot, à la fin du dix-huitième siècle.
Remarque de Marie : ceux qui vient dans ce secteur pourraient retrouver ce cimetière de géants, à moins que les squelettes en aient déjà été retirés.x
Bernard Duhourcan précise :
« La vallée de Barrèges, dans les Hautes Pyrénées, passait pour avoir été habitée autrefois par une race de géants. Le curé de  Cantonnet de Luz, fit en 1777, à leur sujet des recherches qu’il détailla dans une lettre au géologue Palassou.
Cet ecclésiastique rapporte, à propos des restes de géants :
« …Après bien des recherches j’appris qu’on croyait qu’il y en avait quelques-uns d’ensevelis dans le village de Bizos, en deçà de Saligos ; j’y allais accompagné d’un nommé Lartigue, garçon chirurgien, et sur le rapport des anciens du village je fis creuser au milieu d’une rue  où je trouvai en effet des os, qui, par leur longueur ne laissèrent point douter d’une taille gigantesque. Je portais à M.d’Hérouville l’os tibia et la clavicule ; autant que je me rappelle la clavicule avait près de 12 pouces et le tibia de 20 à 24 pouces. M. d’Hérouville décida tout comme moi que ces os étaient des os de vrais géants. »

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Ci-dessus : Roland tue le géant Ferragut.
Si on va à Roncevaux, lieu où le Comte Roland chef de l’arrière-garde de l’armée de Charlemagne perdit la vie, on trouve le tombeau de Sancho el Fuerte qui se trouve à Roncevaux. Sancho VII, roi de Navarre entre 1194 et 1234, dont le rôle pendant la bataille de la Navas de Tolosa fut décisif, était décrit comme quelqu’un de haute taille. Son corps fut exhumé en 1622 et déjà la taille de ses os avait surpris le Sous Prieur Huarte qui en fut témoin. La taille du fémur était de : “Tres xemes y dos dedos de largo”. El seme o jeme, según Campo, era una medida que equivalía a la distancia entre la extremidad del pulgar y el índice abierto de una misma mano, que con relación al sistema métrico decimal cifra exactamente en 13 centímetros y 9 milímetros, con lo cual el fémur mediría 62, 28 cm.
Plus tard, la statue de son gisant fut analysée et les conclusions de Luis Campo Jesús furent que sa taille était de 2,22 m. L’autre source est celle d’un témoin oculaire, le propre roi d’Aragon Jaime I, qui rencontra son royal collègue en 1231 à Tudela :
Ici, moi Marie j’interviens et je rectifie l’erreur commise, le gisant pouvant avoir une taille réduite par rapport  à ce ratio car pour 1,82 m, la taille du fémur est de 44 cm, donc un individu dont le fémur est de 62 cm a, sur la base de cette proportion, une taille de 2,56 m. Le gisant n’est qu’une statue au dessus du tombeau, et peut donc être de taille réduite par rapport à la longueur du corps réel.
car quelques recherches approfondies me font ajouter les éléments suivants :
En Val D’Aran, on évoque aussi le souvenir du géant Garos qui luttait souvent contre les hommes et les écrasait. Lassé par ces drames, les habitants de la région se réunirent très nombreux et parvinrent ainsi à venir à bout du géant et à l’enchaîner solidement, après quoi ils le trainèrent derrière eux. Pour mettre fin à cette humiliation, le géant demanda à son serviteur de lui planter un clou dans la nuque, ce qui le  tua. Le crâne géant percé fut longtemps conservé comme relique dans l’église de Garos.
Remarque de Marie : vous aurez remarqué que le nom donné à ce géant malfaisant est le nom du village où ces faits sont censés s’être déroulés. Pour moi, mais cela n’engage que moi, cela accorde du crédit à une véracité historique des faits. On a un gant qui a sévit un certain temps, qui n’a certes pas donné son nom aux villageois puisque son passe-temps était de les tuer. Rapidement les villageois l’ont vaincu, et on a tout de suite parlé du géant de Gros, par raccourci au fil des ans, ce fut le géant Garos.
Une légende qui a le temps de s’installer, qu’elle relève de faits réels ou de faits imaginaires du domaine du conte, aurait donné un autre nom à ce géant. Une preuve exista : la tête conservée dans l’église, mais cette preuve fut soustraite au peuple et dissimulée, comme tant d’autres.
Si on remonte bien plus loin  dans l’Histoire, dans cette région des Pyrénées, on parle d’un géant nommé Mandronius qui s’illustra dans des actes de résistance contre l’armée romaine. On a retenu qu’il mesurait trois mètres de haut, qu’il vivait dans une grotte près du village de Betlan. Je note au passage ce nom de Betlan qui me fait penser au nom de Bethléem. Quant au nom de ce géant, il est latinisé comme on le voit.Pour l’époque, on peut avoir eu un premier nom de Mandronios, ou, ce qui me semble plus probable, le nom d’origine a été remplacé par le nom donné par les latins. Il semble que cela ait signifié que le géant ait utilisé un énorme gourdin comme arme.
Le géant Gargan vivait dans une autre grotte à Aventignan dans la vallée de la Garonne.Là, on est dans le légendaire celte, le mot Gargan signifiant géant.  Il pourrait  s’agir du nom abrégé de Gargantua.
J’ai encore des pages sur le  sujet des géants dans les Pyrénées, mais mieux vaut y revenir. Retenons que tout laisse à penser que dans cette région comme un peu partout, des humanoïdes géants semblent avoir côtoyé notre espèce dans les temps historiques, parfois de façon paisible, parfois de façon plus violente, que les hommes en gardent la mémoire mais qu’à partir de la « révolution française » organisé par des ennemis de la vérité, on s’est attaché à en faire disparaître les traces.
Le travail de mémoire est donc le plus important.
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Auteur : kronaith

Je suis romancière, écrivain, historienne, conférencière, musicienne. Je vis aussi pas mal de phénomènes spirituels et dits "paranormaux, et je m'intéresse à tout cela me permet de discuter de plein de sujets et de vous les faire partager. Ce blog fait suite au précédent sur une autre plateforme en cours de transformation, et qui a jusqu'à 5000 visiteurs par jour.

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