Le rêve prémonitoire d’un médecin.

Sur mon autre blog, un lecteur médecin me fit ce superbe témoignage qu’il nomme prémonition, mais c’est autre chose, vous allez le voir

Voici le  témoignage de Georges, un médecin de campagne.

« J’exerce  sur un canton vieillissant, et ma clientèle est surtout constituée de personnes âgées.  En octobre mille neuf cent quatre-vingt dix-sept, j’étais de garde pour tout le canton.
Vers vingt-trois heures, tout  étant calme, je me suis mis au lit, ma trousse étant prête pour le cas où le téléphone sonnerait sur ma table de nuit. Je ne m’attendais pas à ce que j’allais vivre.
Vers une heure et demi du matin, je me suis éveillé après un rêve, et une voix tout près de moi, me disait :
– Allez, levez-vous, il va falloir y aller.
Le rêve que je venais de faire me laissait une étrange impression, et cette voix que je venais d’entendre, étant cette fois bien éveillé, ne faisait qu’ajouter à  cette sensation.
Mon rêve me montrait arrivant devant une coquette maison de village, aux pierres encore apparentes, à l’entrée ornée de rosiers jaune thé. Un chien, genre berger, aboyait tandis que je sortais de ma voiture, et une vieille femme affolée, en pleurs, en peignoir à fleurs mauve m’ouvrait la porte. A peine la porte franchie, je vis à terre une jeune femme  sans connaissance, portant une plaie hémorragique à la tête.
Là-dessus, je me suis éveillé.
J’ai entendu cette voix qui me disait de me lever . Ma femme dormait à côté de moi, donc ce ne pouvait pas être elle, d’ailleurs c’était une voix d’homme, pourtant à présent, on ne se contentait pas de  m’appeler, mais on me tirait par la manche du pyjama pour que je me lève.
A ce stade,  bien entendu je me suis demandé qui m’appelait et me tirait par la manche, enfin, je n’ai guère eu le temps de me le demander longtemps, car ma lampe de chevet s’éclaira toute seule. Je ne vis personne d’autre que ma femme qui dormait. A ce moment, le téléphone sonna : on me demandait  d’intervenir d’urgence au village de P.
J’ai noté l’adresse, me suis préparé à la hâte, et je me suis mis en route. A un moment, je m’apprêtai à  tourner sur ma gauche, lorsque la voix , la même que dans ma chambre,  dit :
– Ce sera trop long, continuez sur cette route et je vais vous indiquer le raccourci.

Il me fit tourner plus loin et prendre une petite route dont j’avais toujours cru qu’elle ne desservait que des vignes, et en  effet, je fus plus vite rendu, mais au moment où j’allais stationner la voiture, je vis  un homme âgé, moustachu  sur le siège passager.
Je me retournai; il n’y avait personne.
La maison de pierres, le rosier jaune, le chien berger aboyant, la grand-mère en peignoir à fleurs mauve, la jeune femme allongée au sol, une plaie à la tête, tout était conforme à mon rêve de la nuit même.

La situation était simple; la jeune fille séjournait chez sa grand-mère et elle était allée  faire un tour  au repas dansant des vignerons, sur une autre commune, mais elle était rentrée assez tôt, peut-être pour ne pas  inquiéter sa grand-mère. Elle s’était probablement  tordu la cheville, avait chuté, mais son front avait en chutant rencontré  l’aspérité d’une tablette console de marbre fixée au mur au-dessous d’un miroir. L’état comateux de la jeune fille  ne relevant plus de ma compétence, je fis appel  aux pompiers, et la jeune fille fut emmenée aux urgences.
Tandis que je  tentais de rassurer la grand-mère en pleurs, je vis sur un meuble la photo du vieil homme moustachu, et je compris qu’il s’agissait probablement du défunt époux de la vieille dame.
Le lendemain  je m’en fus à l’hôpital pour prendre des nouvelles  de la jeune fille. L’hôpital étant à dix kilomètres, j’aurais pu tout simplement téléphoner, et c’est ce que j’aurais normalement fait, mais quelque chose me poussait à m’y rendre.
La jeune fille avait repris  connaissance, et le traumatisme crânien était assez léger, mais elle  devait rester en observation.
Comme je m’en retournais, dans le couloir désert je vis un homme venir à moi, et devinez de quel homme il s’agissait ? Il s’arrêta à ma hauteur, et il me dit simplement :
– Merci docteur !
Il avait les yeux d’une grande clarté, et je retiendrai toujours ce beau regard. Il a ensuite poursuivi  sa marche  lente en direction de la chambre de sa petite-fille, puis, je ne le vis plus.

Il est évident que je n’ai jamais pu raconter ça à mes confrères, ni même à mon épouse ou à mes enfants, et je me disais qu’il fallait  qu’un jour ou l’autre je témoigne, non seulement de ces faits, mais aussi de la conclusion à laquelle  cela me conduit :

Vous avez raison Marie : la vie ne  s’arrête pas à la mort du corps, et dans certains cas nos proches nous font des signes ou même tentent de nous protéger, et depuis cette fameuse nuit de garde d’octobre, j’en ai la preuve, et je n’ai plus la moindre peur de  cet après, de ce pas que nous devons tous franchir un jour ou l’autre. »

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Auteur : kronaith

Je suis romancière, écrivain, historienne, conférencière, musicienne. Je vis aussi pas mal de phénomènes spirituels et dits "paranormaux, et je m'intéresse à tout cela me permet de discuter de plein de sujets et de vous les faire partager. Ce blog fait suite au précédent sur une autre plateforme en cours de transformation, et qui a jusqu'à 5000 visiteurs par jour.

Une réflexion sur « Le rêve prémonitoire d’un médecin. »

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