54 ans plus tard.

Photo en une : photo actuelle de la gare vue des quais, où se déroulèrent ces évènements en 1966.
En 1912, Juan, un tout jeune veuf confia son enfant nouveau-né, une fille, à l’institutrice de son village et quitta l’Espagne pour venir travailler dans le centre de la France. Chaque année il envoyait un peu d’argent pour l’éducation de sa fille et l’institutrice lui donnait quelques nouvelles. Juan avait 22 ans, lorsqu’il migra en France, pays de sa mère.

gare albatera 1913

Ci-dessus (photo d’époque)  la locomotive exacte qu’emprunta Juan lorsqu’il quitta son village d’Espagne, avec l’idée de venir en France.
Il fonda une nouvelle famille en France. La guerre civile d’Espagne survint, puis la seconde guerre mondiale, et durant toutes ces années, il fut bien difficile d’échanger des courriers entre les deux pays. Avec l’installation de la dictature franquiste, cet Espagnol resta en France.
Les enfants de son second mariage se marièrent et eurent des enfants, et Maria, la fille de Juan se maria de son côté en Espagne et fonda une belle famille.
L’âge s’installa, et avec lui, un cancer ; se sachant condamné à l’échéance de quelques mois, le vieil homme demanda au plus âgé de ses petit-fils français de l’accompagner en Espagne, où il voulait embrasser les siens une dernière fois ; c’était en 1966.
Il faut se souvenir qu’à l’époque, on faisait le voyage en train et c’était assez pénible surtout pour un vieil homme malade.
Pour comprendre la suite, il faut aussi se remémorer qu’à cette époque, l’Espagne franquiste était très arriérée pour ce qui concerne l’installation du confort moderne, électricité et eau courante dans les maisons, au sein des villages. En Espagne, le vieux Juan n’avait prévenu personne de son retour ; ce devait être une surprise.
Le train arriva enfin dans ce village brûlant de soleil, dans lequel le vieil homme n’était pas revenu depuis cinquante quatre années ! Près de la gare était une fontaine publique. Une vieille femme était justement en train de puiser de l’eau. Le vieux Juan se dit que cette vieille devait connaître sa sœur et lui dire où elle habitait présentement, si tant est qu’elle fût encore en vie. Il commença à formuler sa question, et soudain –dit le petit-fils français témoin de la scène hallucinante– la vieille lâcha son  seau et les deux vieux s’envisagèrent un instant, en pleurs, la vieille dame dit quelque chose, et les vieillards se jetèrent dans les bras l’un de l’autre.
Visage soudain illuminé, la vieille dame avait dit :
– Juan ! C’est toi Juan !
Pourquoi cette vieille dame alla t’elle puiser son eau dans cette fontaine, juste au moment de l’arrivée de ce train, et plus encore du train par lequel arrivait… son frère qu’elle n’avait pas revu depuis de si longues décennies ? Ils s’étaient quittés jeunes tous les deux, au début de leurs vies respectives et n’avaient plus de nouvelle l’un de l’autre, la dictature ayant rendu difficile la correspondance. Les toutes dernières nouvelles que le vieil homme avait eu de sa famille en Espagne dataient du mariage de sa fille, lors de la seconde guerre mondiale. Juan découvrit ses petits-enfants dont l’ainée allait se marier, tandis que le plus petit avait tout juste cinq ans.
Transmission de pensée ? Aiguillage de la vieille dame par un guide de lumière ? Nul ne le sait.
Une intuition ? Une transmission de pensée ? Le fait est que le destin avait donné rendez-vous au frère et à la sœur, près de cette fontaine, à leur insu. Sur les quelques centaines de personnes que comptait le village, une autre personne que sa propre sœur aurait pu puiser de l’eau en cet instant précis à cette fontaine, parmi les diverses fontaines du village…
Le « hasard » n’existe pas ! Ce mot « hasard » vient de l’arabe anté islamique et signifie : « le jeu de dés de Dieu », ou : « Dieu lance les dés ».

 

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Auteur : kronaith

Je suis romancière, écrivain, historienne, conférencière, musicienne. Je vis aussi pas mal de phénomènes spirituels et dits "paranormaux, et je m'intéresse à tout cela me permet de discuter de plein de sujets et de vous les faire partager. Ce blog fait suite au précédent sur une autre plateforme en cours de transformation, et qui a jusqu'à 5000 visiteurs par jour.

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