Ma vie chez les elfes. Première partie.

Première partie.
Avant-propos
Ce texte constitue le témoignage d’une personne par ailleurs saine d’esprit, qui vit ces faits et qui a tenu à en témoigner auprès de moi. On peut dire qu’il s’agit d’une voyageuse spatiotemporelle. Le but ultérieur est de publier un roman rédigé sur les bases des révélations, tenant à l’expérience extraordinaire vécue par Christine. N’étant pas crédule, je n’aurais jamais prêté foi à cette histoire, laquelle s’avère être un vécu réel, si je n’avais eu quelques preuves de sa véracité. Le but étant d’éditer le roman tiré de ce vécu, chez un grand éditeur, je ne puis ici  qu’en relater quelques traits, sans trop entrer dans le détail, et en omettant des faits importants. Ceci  est donc un simple résumé du vécu de Christine.
Christine vit désormais définitivement chez les elfes d’Avallon, qui n’ont pas les oreilles pointues, nous ressemble énormément, et pour cause, ils furent de notre « planète », ou plutôt de notre dimension spatio-temporelles, il y a quelques milliers d’années. Certains des druides antiques savaient passer dans le monde d’Avallon.
Voici pour le moment un résumé de son aventure.
Tout commence pour moi Marie, par un coup de téléphone. La personne se présente ; elle se nomme Christine, elle est institutrice à la retraite depuis dix ans, ce qui signifie qu’elle a passé la soixantaine. Sa voix semble celle d’une jeune fille. Elle veut absolument me raconter son histoire pour me la confier. D’habitude, ne pouvant tout faire, j’ai tendance à ne pas accepter de prendre les histoires des autres, et à orienter ces personnes vers des écrivains publics, mais là, elle me dit des choses si troublantes, que j’acceptai de la recevoir.
Lorsque le timbre de la sonnette se fit entendre, je me dis que j’allais être fixée sur « le délire » de cette femme. Nous avions pris rendez-vous pour un mardi, en début d’après-midi. Je n’avais pas entendu arriver de voiture. Sans doute était-elle venue en bus.
La porte s’ouvrit sur une jolie jeune femme, d’environ vingt-cinq ans, radieuse. Une aura de lumière semblait jaillir d’elle. Je m’étais imaginée une femme d’âge mûr, puisqu’étant à la retraite, mais j’avais devant moi une jeune femme !
Elle portait une jupe longue flottante qui semblait de voiles dorés, ocres, parme, bleus et blancs, un haut assorti, une veste légère, dans des tons blanc et ocre, un cerceau fin et doré retenait ses longs cheveux châtains. Son regard vif était clair, mais d’une couleur indéfinissable. Cette personne était très belle. Je la fis entrer. Elle déclina l’offre d’un café, mais accepta un jus de fruits, qu’elle coupa d’eau.
J’étais à l’écoute.
– Je dois d’abord vous montrer ceci – dit la jeune femme, tirant de son sac une liasse de papiers et de photos – tout d’abord, voyez..
Sur la carte d’identité qu’elle exhibait devant moi, comme sur le permis de conduire, la date de naissance indiquait l’année 1939, et nous étions au printemps 2001. Mon ahurissement la fit sourire.
Soixante-deux ans – dit la jeune femme – je sais, je ne les fais pas… Pourtant, je n’ai jamais fait appel à la chirurgie esthétique, d’ailleurs, si je vous dévoile mon corps, il a toute l’apparence de celui d’une femme de la première jeunesse. Regardez bien ces photos, car c’est bien moi ! Voyez celle du permis de conduire, j’avais vingt ans.
En effet, il s’agissait bien de la même jeune femme, sauf que quelque chose émanait de celle que j’avais devant moi, chose qui n’était pas perceptible sur la photo du permis de conduire, obtenu en 1959 ; ce « quelque chose » était indéfinissable, mais sans doute cela avait-il trait à… cette chose, cette aura que je sentais et voyais autour de la jeune femme, mais qui n’était pas présente sur la photo en noir et blanc de 1959.
Christine eut un petit rire :
– Je crains devoir vous procurer encore plus d’étonnement. Voici d’autres photos ; celle de mon mariage par exemple…
Une photo classique, de jeune couple, photo où les personnages prennent la pose, manquant de naturel. La même jeune femme, certes, mais toujours cette différence d’aura et aussi d’éclat du regard…
– C’est la photo de mon premier mariage, devrais-je dire –précisa Christine. J’ai divorcé lorsque mon fils était petit.
Suivirent l’une de ses photos, jeune avec son enfant issu de ce mariage, une photo à quarante ans sur la plage, puis une autre à l’âge de quarante-sept ans, et là, on sent quelque chose de différent, mais c’est indéfinissable. L’une des dernières photos, est celle de la fête de départ organisée par ses collègues, son dernier jour de classe, avant sa retraite, à l’âge de cinquante-cinq ans ans. Physiquement, sur le cliché, Christine semble avoir l’âge de son identité, mais son visage semble plus clair qu’en sa jeunesse.
– Mais comment –dis-je- est-il possible que vous ayez désormais cet aspect-ci ? Vous avez soixante-deux ans…
– Et vous ne pouvez pas le croire… Vous savez, il y a plus incroyable encore… Voyez cette photo-ci…
Sur ce nouveau cliché, une jeune femme svelte et baignant dans une douce lumière, dans un paysage somptueux, allaitait un bébé ; l’enfant émettait une aura brillante, mais on distinguait ses traits.
Il y a quelques mois, sept ou huit mois en comptant en temps « terrestre » ; c’est mon bébé, mon fils. Chez les elfes on ne prend pas de photo, mais pour ce témoignage, j’ai pu le faire.
– Les elfes ?
Christine sourit :
Oui, les elfes ! Oh, pas les elfes élémentaux qui peuvent avoir des tailles et aspects différents, et qui travaillent pour la nature, mais les elfes… disons intermondes… Je sens qu’il ne sera pas facile de tout expliquer, mais, et si nous commencions par le début de mon aventure ? Tout commença l’année de mes quarante-six ans, en 1985. C’était le début de l’automne, il faisait beau ; j’exerçai dans un village du centre de la France, et comme nous avions une superbe forêt communale, j’ai emmené les enfants pour une sortie éducative en forêt ; plusieurs mamans accompagnaient la sortie. L’une d’elles connaissait très bien toute la faune et la flore forestière, aussi me suis-je mise en retrait devant un tel précieux savoir. J’avais quant à moi grandi en ville, aussi étais-je loin d’en savoir autant. Comme les élèves, je buvais les paroles de cette femme. J’eus soudain une drôle d’impression. Une sorte de vertige, je ne sais pas. Je me suis éloignée de quelques pas, et adossée à un arbre. Peut-être étais-je en train de faire une chute de tension, et je ne voulais surtout pas que mes élèves me voient évanouie. Ils étaient en de bonnes mains en ce moment même, et c’étaient des enfants calmes, équilibrés et obéissants. Adossée à mon arbre, je m’efforçai de respirer tranquillement ; soudain, yeux fermés, je me sentis très bien ; Je fis quelques pas, et de nouveau, le malaise survint. Je m’assis sur une souche coupée, et je posai mon sac à main à ma droite ; de loin, j’entendais la voix de la personne qui expliquait aux enfants, la nidification. Je restai ainsi un petit moment, peut-être, cinq minutes, yeux fermés, essayant de maîtriser mon souffle. J’étais ainsi les yeux clos, lorsque j’entendis tout près de moi, une douce voix me disant :
« Va en paix… »
 J’ouvris les yeux, mais il n’y avait personne. J’avais pourtant entendu cette voix. Me sentant mieux, je me suis levée et rapprochée du groupe, lequel m’attendait !
Mais –intervins-je- vous avez maintenant soixante-deux ans, alors comment est-il possible que vous ayez l’aspect d’une personne de vingt-cinq ans, et que vous ayez eu un enfant récemment ?
Tout vient à point à qui sait attendre ! – s’exclama Christine. Ce qui vous semble impossible ici, est normal dans l’inter-mondes d’Avallon parmi les elfes dont c’est le séjour.
– Les elfes !
Vous parlez d’Avallon dans votre roman « Arianrhod », et vous l’avez rédigé d’après votre ressouvenir de vie d’une jeune femme druide ; vous avez d’ailleurs mentionné dans ce livre des souvenirs attachés à des incursions en Avallon, soit de celle que vous étiez, Véda, cette jeune femme druide arverne, soit de votre compagnon le guerrier Apténios, et même de Nolann, votre jeune disciple…
Vous avez lu « Arianrhod » ?
En Avallon, nous connaissons tout ce qui est en lien avec nos énergies, et vous êtes en lien, et ce roman adapté de votre antique mémoire est justement en lien vibratoire avec Avallon. Je ne l’ai pas lu à la manière dont on lit terrestrement, mais à la manière dont nous pouvons » lire  » en Avallon… J’en parlerai plus tard.
Vais-je moi aussi aller en Avallon et rajeunir ainsi ?
Deux questions en une ! Pour la première, il ne m’appartient pas de le dire, mais pour la seconde, il faut pouvoir séjourner à temps plein durant de longs mois, pour obtenir un résultat et votre propre destin vous donne une mission bien terrestre que vous êtes en train d’accomplir. Je finis de vous raconter le début de mon aventure. Pour le reste avant de partir, je vous remettrai ces cassettes à partir desquelles, vous devrez rédiger mon histoire sous forme d’un roman à éditer et diffuser  de façon large, chez un grand éditeur. Dès que vous aurez entendu une fois, et une seule ces cassettes, leur contenu s’effacera, mais rassurez-vous, toute cette histoire sera inscrite en vous, avec tous ses détails, de façon indélébile, et elle ressurgira chaque fois que vous vous mettrez en condition pour la rédiger, mais ce n’est pas pour tout de suite. Maintenant, si vous le permettez, voici la suite de cette promenade en forêt. Nous sommes rentrés, et les enfants étaient vraiment contents de leur sortie. Nous avons tous remercié Michelle, maman de deux enfants de ma classe unique, pour tout ce qu’elle nous avait appris. »
 C’est le soir, seule dans mon appartement, que je ressens que j’ai vécu en cette forêt quelque chose qui dépasse l’ordinaire. Je préfère utiliser le temps présent pour narrer cette part. Je me sens toute drôle  mais je ne peux pas m’expliquer pourquoi, et puis il advient ceci : j’ouvre mon sac à main, et dedans je trouve une pierre, grise ordinaire, une feuille de bouleau, et un gland de chêne. Je ne comprends pas car je n’ai rien mis dans mon sac au cours de cette sortie, et d’ailleurs, je n’ai pas ouvert ce sac durant cette sortie ; le seul moment où je l’ai posé, à mon côté, c’était lorsque je me suis assise sur la souche d’arbre, et il n’y avait personne près de moi… Comment ces éléments pierre, fruit du chêne et feuille de bouleau, avaient-il pu entrer dans mon sac qui n’avait pas été ouvert ? Ce  n’était pas rationnel du tout ! De plus, certes il y avait des chênes et des pierres dans cette forêt, mais par contre j’en étais certaine, connaissant bien le lieu, je n’y avais pas vu le moindre bouleau ! Que comprendre ? La nuit suivante, j’eus des rêves, et quels rêves ! C’est à partir d’eux que mon aventure commence à prendre tournure. »
Christine se servit un nouveau verre d’eau.
– Il n’est pas facile –reprit-elle- de revenir sur le plan qui m’a vu naître, car je suis pour cela obligée de me redensifier, et je ne peux le faire que pour quelques heures : lorsque la densification commence à s’estomper, si je suis encore sur ce plan, je ressens une souffrance, et je dois retourner en Avallon, car maintenant, depuis deux ans, j’y vis à plein temps. Je vais donc être aussi brève que possible, et tout le reste, le détail de mon aventure et de la vie elfique, figure sur ces cassettes que vous écouterez. J’en étais restée à ma découverte dans mon sac,  de ces trois objets naturels : une pierre grise ordinaire, un gland de chêne et une feuille de bouleau, à mon étonnement, car je ne voyais pas comment ces objets avaient pu être placés dans mon sac, et de surcroît, je n’avais pas vu le moindre bouleau dans cette forêt, et il n’y en avait pas dans les environs. Oui, j’étais intriguée je dois le dire ! Le malaise physique que j’avais ressenti, était lui aussi bien étrange. Plus je réfléchissais, plus j’avais le sentiment que les deux faits étaient reliés par une force et une volonté qui m’échappaient. Les jours qui suivirent, je l’avoue, je ne fus pas très concentrée dans mon travail d’institutrice, et je crois que mes élèves s’en aperçurent car le petit Boris me dit un jour : « Vous êtes dans la lune ! » Oui, j’étais dans la lune ! Le dimanche en matinée, je m’en fus en forêt, et par bonheur, aucun chasseur n’avait ses habitudes dans cette forêt communale.
Christine marqua une pause, puis reprit :
– Vous savez, en automne le matin, il fait frais en forêt, même si dans la journée, la température est douce et agréable. Je m’étais vêtue en conséquence. Je n’eus aucun mal à retrouver l’endroit précis où je m’étais reposée quelques jours plus tôt. C’était un peu à l’écart des sentes principales. Je m’assis de nouveau sur la souche, et délibérément, je posai mon sac près de moi, puis je fermai les yeux. J’essayai de ne plus penser, d’être à l’unisson de la forêt. J’ai soudain ressenti une présence, mais je suis restée immobile. Je crois que j’avais un peu peur tout de même, pourtant, je n’ai pas bougé et j’ai gardé les paupières baissées. Tout près de mon oreille, j’ai entendu : – Bonjour ! –  La voix était douce, cristalline, plutôt féminine. Je ressentis un grand frisson et j’ouvris les yeux. Personne près de moi, le silence. Je me suis levée, certaine de ne pas avoir rêvé. Sur ma montre, il était dix heures trente-cinq. A peine un quart d’heure s’était écoulé depuis que je m’étais assise sur la souche ; j’avais du temps devant moi. je décidai donc de poursuivre ma promenade dans cette forêt que je connaissais très bien. Au bout de quelques pas, je me rendis compte que des éléments auxquels j’étais habituée n’étaient pas repérables… Par exemple, il n’y avait plus aucun arbre marqué de rouge, promesse d’un proche abattage, et puis surtout, la sente dans laquelle je me trouvai, menait habituellement à un croisement de sentes, au bout de quelques dizaines de mètres, mais là je marchais depuis quelques minutes, et non seulement il n’y avait plus de carrefour, mais je sentais autour de moi, une atmosphère différente, il n’y avait pas le plus léger souffle, ni de chant d’oiseau Je n’étais pas oppressée, mais j’avais l’impression que quelque chose était en attente ici. A un moment, je me sentis très fatiguée ; une grande lassitude me tombait soudain dessus, mais par bonheur, je vis une source, limpide, et au bord de cette source, une large pierre plate sur laquelle je m’assis. Je bus une gorgée de cette eau si fraîche, et je me sentis mieux. Le bruit de cette eau courante, était le premier bruit que je percevais depuis que je m’étais remise en marche, mais il est vrai que c’était aussi le seul bruit qui se faisait entendre ici. Aucune angoisse ne m’habitait, mais ma curiosité était piquée : Que trouverai-je plus loin dans le chemin ? Soudain, mon attention fut captée par une grosse pierre blanche, face à moi, de l’autre côté de la source. D’où j’étais, je discernai des caractères gravés sur la pierre, un peu plus haute qu’une borne miliaire. De grosses pierres elle aussi blanches, étaient disposées de manière à former un pont au travers de la source. Je ne sus reconnaître ce type d’écriture, parfois assez proche de caractères runiques. Je relevai aussi un triskèle, et juste à côté une svastika, signe solaire très utilisé par les anciennes civilisations, en Europe comme en orient. Je poursuivis ma route, et au bout que quelques dizaines de mètres, je tombai sur une seconde « borne » blanche, comportant seulement le triskèle, puis une troisième identique. Là, je ne sais pourquoi, j’eus l’impression de ne pouvoir aller plus loin. Une sorte de force émanée du lieu m’indiquait intuitivement de ne pas avancer davantage. J’allais faire demi-tour, lorsqu’une voix, celle que j’avais entendu me saluer, me dit :
– Retourne jusqu’à la source.
     Christine se sert un nouveau verre d’eau, mais cette fois elle y ajoute une poudre rosée qu’elle verse d’une petite fiole qui semble de cristal, et elle me dit que c’est pour l’aider à prolonger sa densification, le temps de me résumer son histoire.
– Je revins jusqu’à la pierre près de la source, et la voix douce me dit de remonter le long de cette rive. Je remontai sur quelques mètres, et là je vis une superbe jeune femme, aux très longs cheveux blonds, d’aspect très aérien, et cette jeune femme portait des vêtements qui me semblèrent de lumière, avec des irisations ; était-ce cela un ange ? A peine  venais-je d’émettre cette pensée que j’entendis :
– Pas un ange ! Juste une elfe d’Avallon, Christine ! N’aies pas peur, et approche.
Stupéfaite, je réalisai que cette jeune femme n’avait pas remué les lèvres pour me parler, et que ce que j’avais d’abord cru entendre avec mes oreilles, m’avait été adressé par télépathie.
Devais-je approcher comme la jeune femme me le demandait ? Ne devais-je pas plutôt prendre mes jambes à mon cou et m’en retourner vers le monde ordinaire, connu et  somme toute rassurant ? Deux parts contradictoires de moi-même s’affrontaient : celle caractérisée par la curiosité, et celle qui demandait à être confortée dans le domaine connu, rationnel , terre-à-terre.
J’étais devant un vrai dilemme…
  • J’avoue- dit Christine- ne plus me souvenir comment, mais je me suis retrouvée côte-à–côte auprès de cette jeune femme, et un tourbillon lumineux se forma autour de nous ; elle me rassura toujours par voie et par voix télépathique, car si le message était adressé par ce moyen mental, je percevais pourtant le son de la voix de celle qui allait me servir de guide.
Le tourbillon dura un moment ; c’était, comme un œuf de lumière, de plus en plus opaque, si bien que le paysage forestier, tel que je le connaissais, disparut à mes eux. Il y avait juste ce tourbillon blanc, et la jeune femme en profita pour se présenter.
Elle se nommait Eldred et elle avait l’habitude des relations avec les humains, mais à notre échelle humaine, cela faisait plusieurs siècles qu’elle s’en était abstenue, et la dernière fois, l’’élu était un jeune séminariste. Il n’avait pas supporté cette confrontation à un monde qu’il n’avait pas prévu de rencontrer, et il avait fallut nettoyer sa mémoire de  tout souvenir concernant la rencontre.
Le tourbillon décéléra et avec ce ralentissement, perdit de son opacité, progressivement et vers la fin, des nuances irisées villettes, bleues, vertes, orange et jaunes, produisirent des sortes d’étincelles à l’intérieur du cocon de lumière.
Eldred me rassura : c’était un processus normal qui me permettait à la fois de prendre connaissance de leur monde en allégeant mon état vibratoire, et d’accéder à Avallon… Enfin, presque.
Nous allons-nous trouver dans un sas –dit Eldred – et de là, je vous montrerai des vues d’Avallon, car vous n’êtes pas encore prête pour interférer dans notre monde- dans les faits, ce sera comme si vous étiez dédoublée, une partie de vous étant dans ce sas, une projection de vous, dans le paysage chez nous. Vous ne serez donc pas chez nous en entier, et de ce fait, les elfes vous verront, comme vous les verrez, mais vous ne pourrez rien émettre à leur endroit. Le comprenez-vous ?
J’acquiesçai bêtement d’un signe de la tête.
– – Je sais que vous aimez l’eau – dit Eldred – alors, l’un des plus beaux de nos lieux, le lac Ona-broderhood vous plaira ; en elfe cela aurait la même signification qu’en celte antique, sachez-le, d’ailleurs, notre langue ressemble à la fois à l’ancien celte et à l’ancienne langue viking, et nos noms sont aussi parfois celtes ou germaniques. Le nom de ce lac signifie donc : fraternité des eaux. Son eau est pure et bienfaisante. Fermez les yeux un instant, et détendez-vous…
-L’instant d’après –poursuivit Christine – j’étais en un endroit inimaginable par la pureté de lumière qui l’inondait, une impression de légèreté  s’en dégageait, et une beauté indescriptible faisait de ce lieu un paradis ; l’eau du lac était turquoise, un peu comme celle de certains lagons polynésiens, mais il s’agissait d’un lac d’eau douce, et sous l’eau transparente, je voyais de menus poissons ; de petites barques à rames, de couleurs jaune, orangée, blanche, carmin, étaient alignées près d’un ponton de bois peint de blanc, et tout autour, la nature était certes verdoyante et lumineuse. Dans l’herbe, de multiples fleurs de toutes couleurs s’épanouissaient ; j’approchai ma main de l’une d’elles, mais à cette instant, je me retrouvai dans le sas énergétique près de mon guide, et Eldred me dit que je ne devais pas en cet état chercher à toucher quoi que ce soit ; de plus, chez les elfes on ne cueille les fleurs qu’en des occasions particulières, pour faire des couronnes de fleurs, lors de certaines fêtes. Sachant cela, Eldred me fit retourner près du lac, et je m’émerveillai un bon moment de la beauté des arbres, semblables à des saules, mais avec des feuilles plus bleutées et de la pureté de l’air. M’éloignant du ponton, je poursuivis ma promenade sur la grève et j’entendis des oiseaux chanter. Le ciel était d’un bleu un peu mauve. Je n’avais ni chaud ni froid, j’étais bien. Je parvins soudain à un endroit où se trouvait une petite bâtisse qui semblait de verre coloré, et dont la porte du même matériau était colorée de tons mauves. Je m’en fus sur le perron, mais Eldred me dit de regarder sans y entrer. Ce que je vis ici, comment le décrire ? Des faisceaux de lumière colorée fusaient de toutes les parois, du sol et du toit, et se rencontraient au centre de la pièce, alors, de ces rencontres lumineuses se formaient des gerbes colorées d’une beauté époustouflante, qui restaient un instant suspendues dans l’air, puis subissaient une transformation, et retombaient au sol sous formes de fleurs somptueuses, à longues tiges, dont se dégageaient un parfum suave.
-Ce sont les fleurs que nous mettons dans nos maisons – dit Eldred par télépathie.
– Fascinée par ce spectacle- dit Christine -j’eus du mal à m’en extraire, mais mon guide me rappela à l’ordre, et je quittai l’embrasure de la porte, lorsque je la vis se refermer doucement derrière moi. Je fis quelques pas, plus loin encore, et je restai stupéfaite devant de magnifiques bouleaux. Ils m’évoquaient bien entendu, la feuille de bouleau retrouvée dans mon sac, lors de ma sortie scolaire en forêt, mais ici, les feuilles semblaient d’une teinte inédite sur terre, alors que la feuille dans mon sac, semblait ordinaire.
Un petit rire cristallin précéda la parole télépathique d’Eldred.
-Oui, c’était bien moi ! Deux éléments de votre forêt et un d’ici, mais en passant dans l’autre monde, le vôtre, la feuille de bouleau s’est conformée à l’apparence qu’elle aurait dans votre vibration humaine. Toutes les essences présentes ici le sont aussi dans le monde humain, mais après, tout est question vibratoire ; la matérialisation est ici moins dense, mais plus réactive et en meilleure interaction avec nous elfes, que vos plantes et minéraux ne le sont avec vous sur Terre.
A cet instant- dit Christine -je me sentis toute drôle. Je passais en conscience, alternativement de ce magnifique paysage, à ma place dans le sas, sans arrêt et de plus en plus vite, et à un moment, je me vis face à « moi-même » l’autre partie de moi étant immobile dans le sas énergétique à gauche d’Eldred. Eldred mit un terme à cette expérience, et me recentra en moi-même, en une seule personne.
Là, je me retrouvai de nouveau auprès d’Eldred, dans la bulle ; en fait, je pensais qu’à présent l’expérience était finie, et avec ça, je n’avais pas vu d’autres animaux que des poissons dans le lac, et un ou deux oiseaux entraperçus dans les branches ; je n’avais pas non plus vu le moindre elfe, à part bien entendu Eldred.
-J’entends ! – dit Eldred en souriant de ma curiosité – je vais voir ce que je peux faire, mais d’abord, une petite mise au point. Puis-je vous demander quelque chose ?
– Oui Eldred.
-A Avallon, le vouvoiement n’existe pas ; jusqu’ici je me suis conformée à cette habitude que vous avez de ne pas dire « tu » à une personne qu’on ne connaît pas assez, mais nous n’avons pas ce code, pas plus que les anciens celtes ou germaniques n’en disposaient. S’il advient que tu te retrouves un jour parmi les nôtres, il n’y aura aucun vouvoiement, alors laissons maintenant, toi et moi cette habitude de vos sociétés.
Je fus d’accord.
– Maintenant –dit Eldred – je peux seulement te faire connaître l’un de nos villages et ses habitants, depuis une bulle, moins opaque que celle de tout-à-l’heure en fait, transparente. Tu ne pourrais supporter la confrontation vibratoire avec plus d’un elfe à la fois… Qui sait… peut-être un jour…
Eldred prit ma main dans la sienne, et c’était la première fois qu’elle avait avec moi un contact physique. Sa main parut toute légère dans la mienne, et bientôt, je me sentis prise d’un vertige intérieur, car tout tourbillonnait non pas autour de moi, mais en moi ; oui, mon corps tourbillonnait de l’intérieur…
Depuis qu’Eldred m’avait pris la main, tout mon corps tourbillonnait de l’intérieur, et peut-être même tout mon être était-il concerné. Mon état de conscience n’avait pas changé, il était au contraire avivé, d’une acuité renforcée, mais je me sentais comme « déconstruite et reconstruite » de l’intérieur… Ce sont les seuls mots qui me viennent à l’esprit pour décrire cette forme de transformation qui semblait nécessaire pour l’étape suivante. Au bout d’un moment de ce tourbillon en moi, ce mouvement alla s’atténuant, et je me ressentis très légère, alors que dans la vraie vie, je me sentais lourde depuis que j’étais en léger surpoids. C’était comme si mon corps physique était devenu moins pesant. Lorsque cette étape fut franchie, Eldred me dit :
-Dans quelques secondes, je ne te tiendrais plus la main, et alors tu seras au milieu de l’un de nos villages, mais toujours dans cette bulle que tu ne pourras quitter ; nos amis elfes te verront et te salueront, mais je les ai informés et ils ne te verront pas comme une bête curieuse, car le monde des humains leur est connu depuis toujours, et puis, physiquement, les elfes d’Avallon et les humains sont très proches, et pour tout dire, de même essence. Je t’en parlerai plus tard, et je t’en donnerai les raisons. Maintenant, regarde en silence, car ta voix ne vibre pas ici à la bonne fréquence, et cela atteindrait notre bulle de protection. Il en résulterait que tu serais projetée dans notre monde sans pouvoir y survivre, faute d’avoir développé l’adaptation physiologique nécessaire, et depuis cet autre niveau, je ne pourrais reconstruire la bulle adaptée à ta vibration encore trop humaine ; donc, ne dis rien ; regarde seulement, mais ce que tu émettras en pensée, tes questions, je les entendrai et j’y répondrai.
 
Là-dessus, mon guide me lâcha la main, et soudain un environnement magnifique me fut dévoilé, mais cette fois il s’agissait d’un village, et ce village comportait devant moi une placette au parterre d’herbe fleurie, autour de laquelle divers édifices semblaient très aériens, et d’une légèreté incroyable. Certaines de ces bâtisses semblaient de cristal coloré, elles s’élevaient environ à une hauteur de deux étages, jamais plus, mais avec une base plus étroite que les étages, un peu comme pour nos maisons du Moyen-âge, et partout ces bâtisses étaient couvertes d’une végétation assez semblable au lierre, mais un lierre qui aurait eu des fleurs colorées, en des tons jaunes, orangés, rouges, violines, ou bleus. Les arbres semblaient des chênes, des bouleaux, des saules, des ormes, des frênes, mais toujours émanait de ces arbres, quelque chose d’aérien, de subtil qui ne peut s’imaginer dans notre conception terrienne des choses. On voyait aussi un peu partout des pommiers, et curieusement, certains étaient en fleurs, alors que d’autres portaient de magnifiques fruits L’air ambiant semblait d’une transparence particulière. A présent, il semblait que peu à peu je pouvais percevoir des détails que je n’avais pu voir quelques instants plus tôt, et comme je m’en étonnai mentalement, Eldred me répondit télépathiquement, que tout ceci était normal car je ne pouvais percevoir qu’au fil de mon adaptation, très progressivement, et mes perceptions allaient donc de ce qui est le moins éloigné de la vibration terrienne, à ce qui en est le plus éloigné. Je vis donc de superbes fenêtres aux immeubles, ou plutôt aux maisons, et ces fenêtres étaient dans des tonalités, bleus, violines, roses ou orangées, mais toutes ces couleurs avaient un éclat irisé qui me fit penser aux teintes que l’on perçoit dans la nacre des coquilles d’huîtres, quoique ces teintes aient été plus perceptibles dans la vue qui  était sous mes yeux.
Soudain, je vis des ombres se mouvoir, mais en fait non pas des ombres sombres, grises, inquiétantes, plutôt des empreintes lumineuses. Je me tournai vers mon guide et Eldred perçut ma pensée, et dit :
-Oui, ce sont les habitants d’Avallon, mais si tu veux les voir alors, plisse les yeux, puis relève-les d’un seul coup et tu verras les autres elfes.
 
Je fis comme Eldred me l’avait indiqué, et aussitôt, je vis les elfes. Une mère cueillait des mûres à son enfant, aux branches d’un mûrier descendant le long d’un mur, lequel semblait de pierre rose, comme du granit, La jeune femme aux longs cheveux blond pâle était très belle, et portait une robe longue drapée, en des tons violines ; l’enfant était vêtu dans des coloris bleus, mais les teintes n’étaient pas vraiment les mêmes que sur terre, et soudain, l’enfant tendit la main vers nous, et Eldred lui fit un signe de la main, alors je perçus les voix, un peu lointaines, de belles voix chantantes, et une langue qui m’était inconnue, mais pourtant curieusement un peu familière, et mon guide me dit :
-Dans certaines langues européennes, subsiste un fond de notre langue elfique, et c’est le cas des langues d’Europe occidentale, particulièrement de celles issues du celte et les langues germaniques. Quelquefois dans les langues celtes, dont le français a en partie hérité, mais aussi dans le vieux Norrois, langue des anciens scandinaves, et langue actuelle des islandais, on est sur la même fréquence. Tous les elfes parlent la même langue, qu’ils soient les elfes élémentaux, de tailles diverses, ou ceux d’Avallon, plus proches des humains. Comprend-le, originellement notre essence est la même, mais il y a eu la chute, autrement dit, les manipulations génétiques introduites par les reptiliens chez les humains, et une petite partie de l’humanité d’alors échappa au pouvoir reptilien en se réfugiant dans Avallon. Je ne peux te conter tout ceci maintenant, mais retiens que nous ne sommes pas si éloignés de vous et que nos origines nous sont communes.
 
Je me concentrai de nouveau sur la vue autour de moi, et je vis d’autres personnes, dont un jeune homme se promenant, un cheval blanc, magnifique trottinant libre à ses côtés.
-Ici, les animaux sont complices des elfes, et ils savent ne rien redouter, car nous ne mangeons pas leur chair ; du reste, la nature étant abondante et très généreuse, tous les animaux en Avallon sont pacifiques, et aucun ne mange de viande non plus. Nous avons des lynxs, et ils sont tels vos chats envers nous. En Avallon, la nature a la particularité de produire autant que nous le voulons, autant que ce dont nous avons besoin. Tu as vu cette femme cueillir des mûres, et chaque jour elle pourra en cueillir au même endroit, sur la même tige. Ici nous n’avons pas les mêmes contraintes saisonnières que sur Terre. Il nous faut nous en retourner à présent Christine, mais tu ne dois pas parler de tout ceci, pas maintenant ; réponds mentalement, tu n’en parleras pas n’est-ce pas ?
– Qui me croirait ? – m’entendis-je mentalement répondre.
-Retournons à présent ; tu vas vivre un moment pénible, celui de l’adaptation inverse, mais je dois d’abord nous placer dans un double sas pour protéger ceux de l’extérieur lors de la redensification de notre habitacle et de ton corps physique.
Eldred opacifia notre bulle, puis me prit de nouveau la main, et ce qui suivit fut en effet pénible car tout ce dont je m’étais allégée peu avant, revenait finalement m’habiter, et ce tourbillon en sens inverse me faisait mal partout. Heureusement, ce fut bref, et à la fin, tandis que nous faisions le chemin du retour, Eldred me magnétisa et toutes les douleurs cessèrent, et je me sentis très bien, apaisée, à la limite du sommeil.
– Tout va bien – dit Eldred une fois que nous fûmes de nouveau dans la forêt.
– J’ai entrevu ce monde Eldred, et j’aimerais le connaître mieux ; tout semble s’y dérouler si paisiblement…
– Tu ne crois pas si bien dire ! Je t’indiquerai par la pensée dans ton sommeil, ce que tu dois changer pour être plus proche de nous. Au temps des celtes, et encore au Moyen-âge, des personnes pouvaient passer en Avallon, sans préparation spéciale, mais depuis, vous vous êtes tellement éloignés de nous en vous ancrant si fort dans la matérialité, tout en vous éloignant de la mère nature, vous avez tellement alourdi vos vibrations par la vie urbaine densifiée, la surproduction,  la surconsommation, le paraître et l’avoir plutôt que l’être, qu’un tel passage, naturel est devenu impossible ! C’est une affaire de patience autant que de bonne volonté. Tu dois évoluer pour être plus proche de nous.
– Quel est le but ?
– Pour le moment, ne t’inquiète pas du but, car il y en a bien un, mais mieux vaut le taire un certain temps, et pourvoir à ton évolution propre. Demeure l’esprit clair, maintenant que tu as cet avantage de savoir que la réalité est multiple et se joue des apparences ; l’illusion ne doit plus t’habiter ni te malmener ; il faut toujours aller droit au réel et le réel, dans le cas de l’humanité est de l’autre côté du miroir.
 
Sans plus répondre à mes questions, Eldred m’accompagna jusqu’à l’endroit d’où je pouvais me repérer et ce fut soudain comme si une porte était franchie, mais qu’elle ne franchit pas. Je fus soudain seule et pleine de questions, et là, j’eus le réflexe de regarder ma montre, pensant avoir passé beaucoup de temps en cette expérience, mais je constatai que les aiguilles de ma montre n’avaient pas bougées depuis l’instant où je m’étais retrouvée dans la bulle avec Eldred, car en cet instant, j’avais regardé ma montre, ce qui chez moi est un réflexe d’institutrice. Pourtant, la trotteuse continuait son chemin à la poursuite d’un temps décidément plus aléatoire qu’il n’y semble au premier abord. Le temps d’ici et le temps d’Avallon semblaient différents, mais au fond qu’était Avallon ? Etait-ce un lieu au sens où nous l’entendons ? Tout ceci était trop pour moi ; épuisée, je me résolus à faire une  bonne sieste.
 
– Je sais – dit Christine – que cela va sembler étrange Marie, mais juste après la sieste, je me sentais très apaisée, certes, mais je n’avais plus le souvenir de ce qu’il m’était advenu, ni ce jour-ci, ni la fois précédente. De tout ceci, il ne restait rien en ma mémoire, comme si elle s’était lavée d’elle-même ; pourtant, dans les jours, les semaines, les mois qui suivirent, de multiples changements s’opérèrent en moi, en tous domaines. Sur le plan professionnel, des élèves peu doués, firent soudain des progrès spectaculaires, et les parents m’en remerciaient.  Que comprendre ? Je n’avais rien changé à ma méthode d’enseignement.  A cette époque, j’eus une inspection pédagogique, et l’inspecteur trouva ma classe exemplaire, et ce, pour tous les niveaux, or j’avais des élèves de quatre niveaux différents. Sur le plan alimentaire, progressivement je réduisis ma consommation de viande, jusqu’à ne plus en consommer du tout, or je n’avais pas pris cette décision, mais je n’en avais simplement plus le goût. Je ressentis par contre, le besoin de manger quantité de framboises, de myrtilles, de mûres, mais aussi de pommes. De ma fenêtre, les jours de repos, je passais des heures à écouter sans me lasser, le chant des oiseaux, leur trouvant des accents nouveaux. Un jour, je m’offris un bouquet de glaïeuls, et une fois le grand bouquet placé dans un vase, je vis des lumières colorées danser autour de chaque fleur. Je les vis pendant quelques jours, puis lorsque le bouquet fana, il n’y eut plus de lumière. En quelques semaines, je perdis mon poids excédentaire soit environ huit kilos. La peau de mes mains était redevenue lisse. Le plus étonnant, était mon visage lisse, les ridules s’étant effacées. Mes amies me demandaient ce que j’avais fait, mais je n’avais pas la moindre réponse à leur donner. Je me promenai en forêt, mais mes promenades se déroulaient normalement.
Mon fils, étudiant, vint me voir de plus en plus souvent et il me dit un jour :
– Tu es rajeunie maman ! Tu dois être amoureuse !
Il n’y avait alors aucun homme dans ma vie, depuis plusieurs années. Mon mariage avait été un échec, et toutes les relations que j’avais par la suite eues avec un homme, ne valurent guère mieux. Je m’étais résignée à vivre seule.
 
De mois en mois, je rajeunissais, et tout dans ma vie semblait simplifié ; les problèmes trouvaient vite leur solution, comme par enchantement. Je redécouvris une flûte à bec qui avait appartenu à mon fils. Je n’avais jamais appris à en jouer, or cela me vint naturellement, et je ne pouvais expliquer ce prodige. Moi qui n’avais jamais été douée pour la langue de Shakespeare, un jour que j’étais en ville, un jeune britannique ne parlant pas français s’adressa à moi, dans sa langue maternelle, et sans y réfléchir, je lui répondis en un anglais parfait, avec force précisions dans mes indications, et le jeune homme me félicita pour la correction de mon expression.
D’où me venaient soudain toutes ces facilités ?
Un jour, je dessinai un merveilleux paysage avec un grand lac aux eaux turquoise ; le rendu de ce dessin aux crayons de couleur était magnifique. Lorsque j’en eus fini, j’eus une sensation étrange : une impression de « déjà vu »…
 
A cette période, je connus quelques pénibles expériences, dans mon appartement. Une nuit, je fus éveillée par un grand remue-ménage, comme si quelqu’un s’était défoulé dans ma cuisine, y brisant assiettes et verres, et jetant les casseroles contre le mur. Il n’y avait que moi dans l’appartement, mais pourtant, qui pouvait bien détruire ma vaisselle en pleine nuit ?
Je saisis mon courage à deux mains, et après avoir éclairé, d’abord la chambre, puis le couloir, je me précipitai dans la cuisine dont j’actionnai immédiatement l’interrupteur.
Casseroles, verres, assiettes, étaient rangés à leur place habituelle, et il n’y avait personne. A n’y rien comprendre, car j’avais bien entendu ce vacarme ! Le mot « illusion » me vint à l’esprit…. Je laissai la pièce éclairée, puis je m’en fus me recoucher. Je mis un peu de temps à m’endormir, puis un rêve vint, superbe, et dans ce rêve, je me promenai en compagnie d’une belle jeune femme, dans un village magnifique, plein de lumière et de couleurs irisées. Je croisai des gens jeunes, souriants, et un seul vieillard, et tous me souriaient. Alentours, tout était paisible, joyeux, sans heurts. Nous passâmes devant ce qui semblait une boutique dont la porte parée de teintes bleutées et mauves, était ouverte.
– Tu aimerais entrer dit la jeune femme à mon côté ?
– Oh oui !
– Te sens-tu vraiment prête ?
-Oh Eldred, cela me ferait tant plaisir !
– Bien ! Entrons !
Je fis deux pas en avant, et un doux parfum de lilas se manifesta ; du lilas mauve et blanc descendait en grappes le long de la façade. Eldred entra ; à sa suite, je m’apprêtai à franchir le seuil de la boutique…
 
Je m’éveillai en pestant, car ce rêve était formidable  si prenant, si réel, et tout s’était arrêté au moment où j’allais pouvoir pénétrer dans la boutique, de ce village radieux !
– Plus tard ! –dit une voix douce qui sonna en moi et en même temps près de moi.
C’était bien la voix de la jeune femme de mon rêve.
– Oui Eldred ! Souviens-toi à présent Christine !
En un éclair tout me revint : la première promenade en forêt, l’étrange ressenti, les trois objets naturels retrouvés dans mon sac, la seconde rencontre, la pierre gravée et mon escapade dans la bulle de protection…
– Sois patiente – reprit la voix d’Eldred – et trouve la clé de ton être ; aucune ombre ne pourra plus se jouer de toi. Sois patiente…
Les derniers mots me furent à peine perceptibles. Je me surpris à appeler Eldred à voix haute, mais mes appels furent vains, et mes jours et mes nuits me semblèrent tout aussi vains. Je fis alors un rebond dans mon existence, et moi qui avais longtemps renié l’idée même qu’il puisse y avoir un créateur, je me surpris à me dire que forcément il y en avait un puisque j’avais approché l’accès d’un monde qui me semblait être le paradis. Je lu un peu de tout, et je me forgeai un ressenti plus qu’une opinion religieuse, un fort ressenti qui me semblait assez heureux pour me servir de refuge lorsque le monde me pesait. Alors je me sentais mieux, régénérée, et reliée à la création toute entière, visible et invisible. Avais-je ainsi trouvé la clé de mon être ? Sans doute en fut-il ainsi, car cette clé, état d’esprit et non pas objet ne pouvait ouvrir une  porte ouverte, mais pouvait me servir de laissez-passer pour franchir le seuil devant lequel Eldred m’avait conduite. Oui, le rêve revint, et de nouveau le lilas répandit sa senteur, de nouveau Eldred franchit le seuil, de nouveau, je posai le pas sur le perron, mais cette fois, oui, je franchis le seuil !
 
La suite dans la seconde partie, dans l’article suivant.

 

 

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Auteur : kronaith

Je suis romancière, écrivain, historienne, conférencière, musicienne. Je vis aussi pas mal de phénomènes spirituels et dits "paranormaux, et je m'intéresse à tout cela me permet de discuter de plein de sujets et de vous les faire partager. Ce blog fait suite au précédent sur une autre plateforme en cours de transformation, et qui a jusqu'à 5000 visiteurs par jour.

18 réflexions sur « Ma vie chez les elfes. Première partie. »

  1. Merci Marie pour cet article!
    Tu sais à quel point j’aime ce témoignage et je le lis et relis toujours avec autant de plaisir et passion, le sujet me plaisant tout particulièrement. J’ai hâte de le découvrir en version édité! Lors de sa sortie je me précipiterai dessus! Je partage sur facebook!!!! Gros bisous Marie et encore Merci.

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    1. Bonjour Estelle,
      J’ai eu une pensée pour toi en republiant ce récit initiatique. Cette fois, il est moins morcelé puisqu’il est en seulement deux parties.
      Je ne sais pas si un jour il y aura le roman, ni pour celui-ci ni pour les autres. On peut en avoir marre de galérer, et pour tout te dire, le patacaisse de ma retraite m’occupe pas mal… Merci.
      Bise.
      Bonne journée.

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  2. bonjour Marie, ton article me parle très fortement au point qu en le lisant je ressent l énergie de la terre me monter dans les jambes(bon il est vrai que je suis très sensible à l énergie,(pratiquant le reiki).Ton article vient a point nommé,depuis que je suis en arret maladie je ressent fortement l envie de me promener en foret et c est inexplicable.
    J ai déja eu des expériences bizarres à Brocéliande :voix dans ma tete qui m appelait en breton (qui n’est pas ma langue ,je suis ch( ti), vision de petite créature ailée et ensuite visite à Shamballa dans une drole de piece.Mais tout ça , j ai du mal a y croire quand j y repense.
    Merci pour ton article, il m aide beaucoup

    bises
    christian

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    1. Merci Triskel,
      J’avais déjà publié ce texte initiatique sur le blog précédent, et ce fut alors un beau succès. Lis la seconde partie.
      Pour les forêts magiques, il y en a d’autres. Bientôt, je crois que certains d’entre nous pourrons passer en Avallon…
      Bise. Bonne journée.

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      1. Bonjour Marie, oui c est bien vrai ,mais meme à la limite je peux le faire de chez moi ,pour le peu que je médite ou que je suis dans l eau les visions arrivent :d autres planètes ; des voyages dans le temps Nasca à l époque ou certaines géoglyphes étaient encore visible .mais il me semble que je ne sois que peu concerné par ce qui est celtique,mais beaucoup plus par les civilisations précolombiennes ex je vois en ce moment beaucoup de cranes de cristal :surtout crane long.Enfin j ‘ai hate de faire ce voyage en Amérique du Sud.

        bises

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    1. Merci ! J’ai bien plus de données qui abordent en fait bien davantage la vie chez les elfes d’Avallon. Il y a de quoi faire un roman, mais ce serait bien que cette fois ce soit édité dans une structure bien plus importante… Donc, pour le moment c’est encore en friche, comme des dizaines d’autres textes… Faîtes connaître, puisque vous aimez, et voyez aussi mes romans celtes, puisque je les ai rédigés d’après mon revécu de cette période, et on voit que là aussi, l’Être passait avant l’Avoir, et c’est la romanisation qui a tout fait basculer dans le déséquilibre dont nous connaissons maintenant la fin dernière.
      Bonne journée.

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  3. Bonjour Marie, vous vous faites aussi appelée KRONAITH apparemment … quelle est l’origine de ce nom , celtique, elfique, et quelle en est la signification ? – Je suis époustouflée par le contenu de ce témoignage , j’ai déjà fait de belles rencontres en forêt derrière chez moi, pas besoin d’aller à Brocéliande pour cela, je peux vous l’assurer, mais là cela dépasse tous nos rêves les plus fous. Je découvre que les Elfes n’ont pas tous des oreilles pointues !! lol !! mais ce qui est le plus INCROYABLE dans ce témoignage c’est de découvrir que l’on peut à notre époque, encore, accéder à leur monde !!! Vous dites que cette femme, Christine, a été choisie comme une sorte « d’élue  » !! peux t’on savoir en vertu de quoi : ce serait intéressant à savoir. J’ai hâte également de découvrir la suite et je suppose que si vous avez pu écrire ce texte et que Christine est venue à vous c’est que vous en aviez reçu la permission ….. et je vous remercie d’avoir été vous aussi en quelque sorte « élue » pour nous livrer ce fantastique récit, à bientôt

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    1. Bonjour Patricia,
      Kronaith est le nom du village celte, gaulois où je vécus en tant que Véda (alors future druide) il y a vingt-et un siècles. Kronaith signifie « Couronne d’aubépines », et j’ai retrouvé l’emplacement en Auvergne. Les aubépines, énormes et immenses y sont toujours ! J’ai spontanément revécu cette vie de femme druide par des rêves… Je vous conseille de lire mes deux romans celtes pour comprendre la force énorme qui en émane. C’est sans doute aussi pour cela que je me retrouve dépositaire de cette autre mémoire, mais vous n’avez pu en lire qu’une partie. Pour le reste, j’ai noté, mais il faut que j’écrive et que j’en fasse un roman. Toutefois ce roman mérite un gros éditeur et une large publicité, et pour le moment… Oui, toutes les forêts, les vraies, celles qui ont un mélange arbustif et plein de vie sont des endroits initiatiques pour tous. Dans n’importe quelle forêts comportant de grands arbres et de petits arbustes, des roches, des flux d’eaux, des animaux, on peut vivre des expériences de communication avec les autres mondes, dont avec les êtres élémentaux. Les elfes d’Avalon sont n fait des humains qui en une période semblable à celle que nous vivons furent prêts vibratoirement à passer dans cette autre dimension. Là, il s’agissait de celtes surtout, de nordiques. C’est un monde où ils ne sont pas mélangés avec d’autres peuples, ce qui facilite les choses. D’autres humains d’autres civilisations et races passèrent eux dans un monde leur convenant, à cette même époque.
      Si je suis dépositaire de l’histoire de Christine, c’est sans dute que l’âme que je porte, celle de la druide Véda communiquait déjà largement avec les êtres élémentaux, d’une part, mais d’autre part savait passer dans le monde d’Avallon; j’en garde de vrais souvenirs du reste… Si je fus une druide ayant plus de connaissances que ceux de mon époque, je le dois au fait qu’une large part de mon enseignement me vint d’Avallon… Les lecteurs des deux romans celtes relatant cette vie de druide auront tout de suite des souvenirs… Il s’agit des romans L’Aigle Arverne et de Arianrhod. Tous les deux sont chez Ormhael Publication et peuvent être commandés par la Fnac (à préciser via SFL ) ou directement à l’éditeur.
      Si je peux faire éditer la totalité de « Ma vie chez les elfes », alors il me faudra quelques semaines pour finir de rédiger l’ensemble, mais là, c’est une sorte d’apéritif littéraire.
      Faîtes connaître, puisque vous aimez, l’essentiel étant de partager les meilleures vibrations.
      Bonne journée.

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      1. Merci Marie d’avoir trouvé le temps de me répondre, on vous sent vraiment en tant que druidesse habitée par le merveilleux, on se demande même si vous ne regrettez pas cette période de votre vie ou vous viviez en Avallon, mais je pense que votre mission, entre autres, est de témoigner de leur existence pour le plus grand bonheur des personnes qui ont la foi en cet univers, combien de fois me suis-je dit que j’aimerais être une fée, ou une elfe et sortir de ce monde…. mais si nous sommes là aujourd’hui c’est pour accomplir notre mission de vie, mission de transmission, que ce soit par des soins, ou par des récits à la fois extraordinaires mais pourtant pleinement authentiques. Vous êtes une très belle personne, comme on aimerait vous connaître en vrai !! je vous souhaite une vie et un parcours merveilleux, et je sais que cela ne manquera pas de vous arriver. Amicalement, Patricia

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      2. Bonjour Patricia,
        Pas plus tard que ce matin, Eldred m’a apporté un enseignement… J’ai en fait une guidance parallèle par Eldred, à celle de Christine, sauf que moi je reste ici ! il y a vingt et un siècle, j’ai connu Eldred, mais comme incarnée dans notre monde, fille du doyen des druides, et elle-même barde. Elle est dans le roman Arianrhod…
        Avallon, avec deux « l », et c’est vibratoirement important, c’est un monde dans lequel je savais entrer lorsque j’étais druide, il y a vingt-et un siècle…Eldred m’a donné ce matin une explication primordiale, et elle veut que je fasse ce roman avec tout l’enseignement qu’il est possible de donner… A quoi bon si c’est peu diffusé, alors il faudrait avoir un éditeur international. J’avais déjà eu en rêve des guidances d’Eldred mais je crois que c’est la première fois que j’ai ainsi une guidance diurne spontanée en plus. Il faut dire que les énergies sont en train de changer à grand pas, et en plus, le printemps est un moment propice.
        Sinon, j’ai aussi écrit ce matin un article concernant notre situation actuelle. Nous pouvons donner le coup de pied pour remonter du fond de la pisiine, en faisant le bon choix dès le premier tour, massivement et en le maintenant au second tour, sans écouter la moindre information, sans tomber dans le doute ou la peur qu’on nous met par manipulation. Macron est le pire des candidats…
        Pour la vie et le parcours merveilleurx sur cette terre : née dans la misère, handicap visuel du fait d’un coup de ciseau dans l’oeil à la maternité, okusieurs joours après ma naissance, des situations terribles de mal gratuit, la faim durant mes études, le passage de concours de ce fait, et la réussite, la nomination dans l’enfer de Seine-Saint-Denis, la nomination en province où je vis les hooreurs et détournements de la droite puis de la gauche, le harcèlement sexuel d’un chef apparatchik du PCF qui trouva le moyen de me faire exclure des cadres de l’administration au moment où Gaston-Deferre fit procéder à la déconcentration de gestion des personnels de ma catégorie B. Imaginez la souffrance : vous êtes fonctionnaire irréporchable par voie de concours nationaux, mais on trouve le moyen de vous radier des cadres,e t nous fûmes sept sur la France dont l’une se suicida, et personne n’en parla. Cela s’est passé en 1990 ! Je demande ma retraite au régime générla, et là stupeur : On découvre que l’administration a toujours cotisé pour ma retraite, que j’ai droit à la retraite à taux plein fonction publique de ce fait, qu’il n’y a aucune erreur et que cela signifie que mon traitement, donc salaire fut versé à quelqu’un, mais pas à moi ! Je fus donc faussement radiée, ou alors réintégrée tout de suite par mesure discrétionnaire du ministre , suite aux preuves que je lui avais fournies, mais l’échelon local se garda bien de me le signifier ! Comme scandale, ça éclipse largement l’affaire Fillon ! Voilà ma vie, et aujourd’hui, toujours pas de retraite malgré mes droits, et j’ai aussi le droit à mes vingt-cinq années de salaire qui furent versés à quelqu’un d’autre, ce, moyennant des faux en écriture, dont pour fournir un autre rib que le mine, avec imitation de ma signature. La personne du régime général était scandalisée par cette effroyable situation, et elle a transmis à la fonction publique, mais pas la moindre réponse en six semaines, comme si on attendait les élections. Je devrais avoir ma retraite depuis le premier janvier ! Cela fait maintenant plus de vingt-six ans que je n’ai pas de revenu. Je gérais huit-cent contrats de formation continue, et tout le monde trouvait que je faisais bien ce travail. Je n’ai pas cherché à ne plus travailler, on m’en a empêché ! Avec mon handicap, et sans aucune relation utile, je ne pouvais pas trouver de travail ailleurs, travail à mon niveau intellectuel. Aujourd’hui, l’Etat doit reconnaître ses torts à mon endroit et envers six autres personnes, mais aussi à l’endroit de nos enfants affectés par notre souffrance. Tout ce que je demande c’est qu’on me donne mon argent, retraites et arriérés de salaires. Mon grand-père s’est battu à Verdun pour ce pays, mon père et son frère étaient dans le maquis,, et deux oncles étaient dans la deuxième DB de Leclerc. Nous avons donné le meilleur à notre pays, et nous on nous a tout volé. Voyez la vie terrestre qui est la mienne.
        A présent, ej veux juste profiter de la vie avec mon argent, ma retraite; enfin pouvoir acheter un vêtement avec mon argent. Faire une obole à un sans-abri, avec mon argent…Offrir mes cadeaux de Noël avec l’argent qui est celui gagné par moi. Je n’ai rien à moi. Aujourd’hui, le chef libidineux qui me fit cela a 88 ans, et qui ne le connaît pas peut penser que cet homme est bon, tout comme laphoto du vieillard Barbie pouvaiit aussi prêter à confusion, mais cet homme devra rendre des comptes, lui qui niait Dieu. Pour l’heure,, je le plains. vous voyez la bataille incroyable dans laquelle je suis. Lorsque je dis qu’il faut rétablir le matriarcat de type celte, si nous étions dans ce matriarcat, alors chaque homme serait tenu de contrôler ses pulsion et de respecter toute femme. Si seulement vos souhaits pouvaient être le coup de baguette magique que j’attends… La fonctionnaire du régime général m’a assuré que j’ai droit à ma retraite à taux plein fonctionnaire et à la restitution de tous mes traitements (salaires) mais mes droits ont toujours été bafoués, et la balle est dans le camp de l’administration. Des gens ont prié pour moi, et je sens que cela doit de toute façon arriver, mais il faut que cela soit très vite à présent… Si on me donne mes arriérés de salaire je veux aider une femme qui fait énormément de bien, qui est passeuse d’âmes et qui me forma à cela, et qui ne se fait pas payer, or elle n’a pas les moyens avec sa retraite de mettre ses doubles vitrages. Je veux lui en payer au moins un.
        Vous voyez, ma vie aura té un enfer continu… Ce n’est sans doute pas pour rien que le mal et ses incarnations s’en sont toujours pris gratuitement à moi…
        Merci pour vos vœux Patricia. Amitié.

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  4. JE SUIS SIDÉRÉE par le récit de votre existence, comment ne pas se laisser envahir par les larmes et la colère envers tous ces bourreaux, mais je sais qu’envoyer des énergies sombres les rend encore plus fort et plus déterminés… J’ai aussitôt prié la SOURCE de vous venir en aide de toute Urgence, car je sais bien que la notion de temps pour nous n’est pas la même que pour eux ; mais de temps en temps j’ai remarqué que lorsque je secouais un peu le cocotier du »Bon Dieu / La Source » çà marchait mieux que de rester là a attendre leur bienveillance, et oui parfois il faut aussi leur rappeler qu’on vit dans d’autres conditions que les leurs…. et qu’on ne peut plus attendre… c’est maintenant et ici !!!! MERCI MERCI MERCI et qu’il en Soit Ainsi. Amen Amen et Amen, sans faire de religion, pour autant, on se comprend..
    Je continuerais de prier pour vous. Maintenant j’espère qu’au travers de toutes ces épreuves vous aurez réussi à en comprendre et à en extirper le meilleur pour vous, pour vous grandir, et vous rapprocher de la lumière céleste. Gardez la foi car ne dit-on pas que : LA FOI PRÉCÈDE LE MIRACLE, ou bien… on ne leur avait pas dit que c’était impossible, du coup ils l’ont fait et ils ont réussi….. la foi la foi la foi la force la force la force et cette vibration adamantine (brillante comme un diamant) qui vous habite et permet de continuer sur ce chemin. Je continue à vous souhaiter de toutes mes forces ,la Fin de toutes vos épreuves, le recommencement d’une vie enrichie de belles et merveilleuses rencontres… Christine,… Eldred et encore d’autres.. Je vous embrasse, amicalement , PATRICIA

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    1. Oui Patricia, j’ai la foi ! Lorsque je me suis retrouvée exclue, alors que je donnais tout dans mon travail parce que je le faisais en conscience, et en ayant la conscience de me trouver au service du contribuable, le plus jeune de mes petits avait deux ans. Il me voyait pleurer, assise dans la cuisine, alors il venait et posait sa jolie tête blonde sur mes genoux et mes disait : « T’aime maman, t’aime. »
      Je n’ai pas oublié, car mes enfants ont souffert aussi. pire : parmi les proches, ça apas mal dégoisé. Les gens pensent que si on est exclu de l’administration, c’est qu’on a fait quelque chose de pas bien du tout Ce que j’avais fait de pas bien du tout, c’était de refuser de coucher avec le chef, de refuser de participer au détournements d’argent de la formation continue, via des tours de passe-passe, à destination de son parti politique, et de prendre sa carte de parti. Si vous voyez, c’est un parti qui utilise le mot « cellule » comme d’autre utilisent le mot « loge »; kif-kif et bourricot tous ces gens. Personne ne mérite ce qu’on m’a fait, et je vous passe les années d’organisation par ce même chef, de mises en quarantaine de la part des autres, au point qu’oon ne m’adresse plus la parole, à commencer par mon retrour de congé maternité, et je parle juste du congé légal, les obstructions mises à mon travail, et ça va très loin. Je vous passe les « fions » qui m’étaient destinés, et bien d’autres choses encore… Un jour, j’ai dit à cet homme que je voulais savoir ce qu’il me reprochait, puisque mon travail n’était pas en cause. Nous sommes allés dans une salle à l’2cart, et il commence par : « Nous t’avons accueillie.. » bref, la façon dont les coco noient le poisson avec une dialectique où la maman merguez ne retrouverait pas ses petits, et là, je lui dis stop ! Tu te dis scientifique, alors un scientifique répond clairement et sans détour à la question posée : que me reproches-tu pour agir et faire agir à mon endroit comme tu le fais ?
      – Tu es trop intelligente.
      – Depuis quand l’intelligence serait-elle un défaut ?
      Lui ne fait aucune réponse.
      – Donc, tu me reproche ce que tu revendiques pour toi, comme scientifique qui traite de merde les littéraires dont je suis, et tu ne vois pas ta, propre contradiction là-dedans ? Je vois dans tes agissements des manœuvres dont le but est de me faire partir avec l’apparence de mon propre gré, ce qui n’est pas. Tu cherches et exploites les faiblesses, d’ailleurs quant à l’amitié dont tu t’es prévalu dans ta première phrase, je ne l’ai jamais vue ici, à pat tes propositions pur me mettre dans ton lit, mais excuse-moi, j’ai un époux et je suis sérieuse. L’administration ne me rémunère pas comme pute, mais comme fonctionnaire pour une charge administrative. Chaque année sur ma notation administrative, tu dis toujours la même chose et je peux citer par coeur : « Discrète, voire, effacée, Mme « X » a telle charge de travail et elle s’en acquitte sans problème… » Pour autant, AK (ses intitiales avec un nom issu d’une certaine population de Roumanie) ma note administrative n’est jamais relevée, ce qui fait qu’elle se retrouve à présent en-dessous de la moyenne, et que je ne peux pas avoir la moindre promotion, et tu viens me parler d’amitié, alors que tu n’es même pas seulement juste ? De quelle sorte d’amitié parles-tu ? Celle qui consiste à mettre en uarantaine totale la jeune maman qui rrentre de son contgé de maternité, qui s’attend à se voir entourée par les collègues qui viendraient lui demander des nouvelles du bout de chou, et qui s’attend à une petit cadeau du service et n’en voit pas la couleur ? Elle est superbe ta notion de l’amitié, lorsque en même temps tu fais exposer dans le secrétariat une montagne de cadeaux pour une personne extérieure au service, je dis bien extérieure au service qui vient d’avoir un petit, ce, devant la maman qu’on met en quarantaine. Je gère800 contrats pour les Gretas, je fais les statistiques, en plus on me demande d’enegister le courrier une fois par semaien sous prétexte de débordement du secrétariat qui ne m’adresse pas la parole. De par mon grade, je suis leur supérieure hiérarchique, donc à partir de maintenant, enregistre le courrier à leur place si tu les estime aussi débordée que ça. Elles sont quatre. J’ai consulté le cahier d’enregistrement de départ des courriers de l’année dernier : Moyenne par jour, un courrier par secrétaire ! Quelle surcharge et quelle efficacité, pour des filles qui passent le plus clair de leur temps à fumer cigarette sur cigarette dans la cuisine. Durant tout ce temps, elles ne répondent pas au téléphone. Je suis là à 7h30 chaque matin, ce qui m’oblige à me lever à 5h30, pour tout préparer pour mes deux petits. Tout de suite, je mets l’imprimante en route pour faire toutes les photocopies nécessaires pour les contrats tant que personne n’attend la photocopieuse, puis je fais le reste de mon travail. Les chefs d’établissement me trouvent efficace et très sympathique. En termes d’efficacité, excuse-moi du peu. Je suis bien plus surchargées qu’elles, et à partir de maintenant, plus question de me faire enregistrer le courrier. Ce n’est pas du ressort de attributions du cadre B, mais cela t’échappe puisque tu méprises les gens comme moi… Bref, pour moi la discussion est clsoe ou presque, car je dois dire encore que je note que tu as redoublé de méchanceté envers moi depuis qu’il y a quelques mois, je fis reconnaître par la COTOREP, ce lourd handicap qui est le mine, ce afin que toi tu cesses d’exiger que je prenne en charge de la gestion d’argent qui me ferait faire des erreurs, lorsqu’il advient que ma vue décale d’une ligne sur l’autre, ce que le cerveau rectifie tout de suite pour un texte, mais pas pour de longues sommes d’argent. Mes explications n’ayant jamais sufit à te convaincre, j’ai donc fait reconnaître ce handicap, alors que j’ai passé ma vie avec jusqu’alors. Je constate à quel point cela te rend encore plus féroce. Sur ce, je te laisse admirer les gens qui ont selon toi plus d’efficacité que moi que tu trouves trop intelligente.
      Oui, je lui ai sorti la totale, et il était rouge de fureur, mais aussi de confusion,, car pour le coup, en effet j’ai fait une démonstration de ce qu’il me reprochait : l’intelligence, mais aussi de ma liberté, or, il me reprochait auparavant dans les notes administratives annuelles d’être trop discrète ! C’est vrai, je parlais fort peu, mais pas à mauvais escient; j’étais respectueuse et discrète par nature et éducation mais là pour le coup, je lui avais tenu un sacré discours. Quelques mois plus tard, oui, il avait trouvé comment me virer, grâce à ce con de Gaston-Defferre qui avait décidé de transférer la gestion des cadres B l’échelon local, ce, sans assortir la mesure du moindre filet de protection des personnels concernés, et on connaît la suite. Il semblerait que les violences car on peut parler de violence sur les personnes de cette catégorie, issue des concours aient perduré, puisqu’en 2005, soit quinze ans après ce qu’on me fit, le ministère reprit à sa charge la gestion directe de ces cadres. Pour autant, rien ne fut fait pour les sept premières victimes, sauf que visiblement, mon courrier motivé et assorti de pièces au ministre de l’époque avait fait prendre une mesure de réintégration me concernant qui ne fut jamais portée à ma connaissance, et je vous ai dit la suite ! Il est vrai que ce chef avait un frère éminent scientifique, quant à lui, qu’il jalousait et qui étaitt conseiller de ce ministre; j’ignore si ce frère de mon bourreau a joué un rôle et lequel. Entre eux, c’était vouvoiement et cordiale haine !
      bref, j’ai de quoi faire un livre de mon expérience dans l’administration. Toujours est-il que quelques mois plus tard en pleine dépression, Jésus m’est apparu en rêve, et m’a dit quelque chose. Le lendemain, sans le chercher, j’ai mais la main sur le livre des quatre évangiles qui me fut remis pour ma communion et je l’ai lu, et la parole est entrée en moi et ne m’a plus quittée.
      Voilà : je fus virée… parce que trop intelligente !
      J’espère que la divine providence va enfin nous entendre.
      Qui a plus vécu l’injustice que moi de la part de l’administration de ce pays ?
      Vous voyez Patricia, ce que cet imbécile de A.K, ce chef nommé par un recteur communiste en 1981, aurait bien fait de me reprocher, c’est ma force.
      Mon cas n’intéresse pas les politiques, et si vous saviez, je ne vous ai pas raconté le dixième de tout cela, parce qu’on tenta de me tuer…
      Oui, on pourrait en faire un film de toute mon histoire, un film que personne n’aurait osé imaginer !
      Bonne journée, et merci pour vos prières. Cela me va droit au cœur ! Justement, je me prépare pour aller chanter en chœur. Je vous embrasse en toute nouvelle mais sûre amitié.

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  5. Bonjour
    Je viens de lire les 2 parties du témoignage et je dois dire que c édifiant !! Je ne suis pas étonnée de l’existence d elfes. Je suis d’ailleurs très attirée par leurs monde ! G une elfe tatouée, je les collectionne, je connais une peintre qui doit en être une incarnation (Sandrine Gestin) la nature est ma maison ! Et depuis peu, g appris que je devais en être une, ce qui ne me surprend pas!!! Donc ce récit raisonne d’autant plus en moi!! Ce serait un tèl rêve pour moi de vivre la même chose que Christine ! Merci de nous faire partager ce moment ❤️❤️

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    1. Bonjour Mélou,

      Les gens qui ont une certaine évolution aspirent tous à une vie simple, légère dans le bon sens du terme, limpide et au plus près de la nature, mais avec en même temps l’abondance, la bienveillance généralisée. Ce monde est celui des Elfes d’Avallon, lesquels ne sont as des êtres élémentaux, mais d’anciens humains qui étaient assez évolués pour accéder à cette dimension plus élevée. Nous vivons une période comparable, où une sorte de moisson va se faire parmi les humains, et ce, dans les deux sens…
      J’ai ces jours reçu quelques messages d’Eldred…
      Lorsque je fus Véda, la femme druide (voir mes romans celtes qui sont rédigés d’après mes souvenirs de cette vie antérieure) , j’avais la capacité d’accès à Avallon… Je le puis encore mais en rêves nocturnes.
      Si vous aimez, faîtes connaître largement, et mettez des j’aime au-dessous des articles.
      Bonne semaine.

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