A lire ou relire : toutes sortes de sujets.

En voilà pour tout le monde, de quoi s’informer, s’instruire, réfléchir sur plein de sujets différents.
Pour ceux qui ont déjà lu ces articles, je suis certaine que vous aurez plaisir à relire certains d’entre eux. Interrogation écrite à la rentrée ! Bon, là je rigole.

La Laminine, protéine structurelle de notre corps a la forme de la croix de Jésus

Donner ses organes, c’est piéger son âme ! Ne vendez pas votre âme, donc refusez !

Lien vaccins-autisme : plus de 100 familles françaises portent plainte. Etudes scientifiques le prouvant ajoutées.

21 ans, en pleine forme, et 12 secondes plus tard : squelette !Terrifiant et vrai !

Non à l’holocauste et au puçage par vaccins ! Pétition à signer massivement partout.

J’ai rencontré une reptilienne en 1975.

Ils ont vu et rencontré des reptiliens !

Amitié entre un Bigfoot et un amérindien.

Signe miraculeux chrétien : miracle de l’eau bénite.

Libérez-vous pour libérer l’humanité.

Libérez-vous des entités (pourries) du karma : 2

Le Sacré-cœur m’est apparu !

Le sexe supérieur selon la nature est la femme.L’Algérie produit des immortels… L’escroquerie des Algériens.

Songe de la corde de lumière. 1991.

Rêve du temple d’énergie.

Message du ciel et photographie magique.

Couronnées de lumière après un soin reiki.

Mystères et géants du Mont Bucegi en Roumanie.

Une femme russe kidnappée par un Alma, bigfoot russe.Ma vie chez les elfes. Première partie.Ma vie chez les elfes. Seconde partie.

Le lourd secret de Serephine…

Des bigfoot sur tous les continents : Enlèvements : première partie.

Avion décolle en 1954 et se pose en… 1989…

Transportées dans le passé en Belgique.

Deux disparitions mystérieuses près de pyramides aux USA et en France.

Darwinisme : des scientifiques demandent son abandon.

Une énorme tempête soudaine sauve les chrétiens persécutés !

 

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Je vis la lune enfanter…

C’était en 2009, par une fraiche nuit d’automne. Deux autres personnes de ma connaissance ont également vu une partie seulement du phénomène.
C’était la pleine  lune. Il m’arrive de sortir prier sous le ciel la nuit.
La lune me sembla énorme, plus proche et extrêmement brillante. Soudain, la lune devint irisée, et cela ressemblait à de la nacre, comme dans une coquille d’huitre, et une excroissance sphérique se forma à gauche pour moi, en direction du Nord. Cela faisait donc une boule très brillante, blanche, mais encore soudée à la lune. Je vis se former à l’intérieur du globe lunaire, trois autres boules. Ces sphères migrèrent peu à peu vers l’extérieur tout en restant reliées à la sphère mère lunaire. C’était un spectacle magnifique et inexplicable qui me fit penser à la reproduction cellulaire.
La nuit suivante, j’avais hâte de voir si cette vision avait une suite, et laquelle.
Je ne fus pas au bout de mes surprises !
Les trois planètes avaient migré derrière la lune, et j’en voyais bien le contour, mais aussi les nuances de chacune d’elle; la première devint bleue, progressivement, la seconde jaune citron, la troisième orangée.
La troisième nuit, tout s’était amplifié. La planète bleue était devenue aussi bleue que notre Terre, la seconde planète était jaune citron, et la troisième d’un bel orangé.
Aujourd’hui, huit ans plus tard, je vois toujours ces planètes derrière notre astre lunaire !
Mieux, je vois parfois des sphères dans le globe lunaire, comme si cette bonne vieille lune ne cessait d’enfanter.
Sachant que je ne prends ni alcool ni produit stupéfiant, comment expliquer que je sois amenée à voir cela, et pourquoi moi ?
Au pourquoi, j’ai juste un début de réponse :
Ce qu’on m’a montré nous ramène à nos conceptions et explications sur la création du monde. Nos scientifiques expliquent de longs processus à l’échelle de milliards d’années… Cette fonction temps devient de la foutaise lorsqu’on voit naître des planètes en un clin d’œil ou presque comme je le vis ! Pour parler simple, j’ai vu la lune faire des bébés, accroître la création, se dupliquer, mais non pas à l’identique puisque ses bébés n’avaient pas la même couleur qu’elle; elle-me^me en plein processus de reproduction avait changé d’aspect :
  • plus grosse comme une femme qui pour enfanter change de silhouette
  • d’une grès grande brillance et d’un aspect devenant de plus en plus nacré
Bref, l’échelle humaine du temps ne s’applique pas dans la création.
Par ailleurs, ces planètes que je continue à voir, mais de façon plus éloignées existent donc. Toutefois, Il se peut qu’elles soient la signature d’une nouvelle dimension, d’un nouvel espace-temps
Il y a deux soirs, revenant tard dans la nuit, j’ai de nouveau vu des sphères dans le globe lunaire, et les cercles extérieurs des planètes que j’avais vu se  former.
Se pourrait-il que certains d’entre  nous aient vocation à migrer sur cette nouvelle planète bleue, ou à s’y incarner lors qu’une prochaine vie ?
Une chose est certaine : lorsque je dis des « Je vous salue Marie » ces visions de « bébés  planètes » dans le « ventre » de la lune s’affine. Etant passagère en voiture, je prie toujours en silence…Tout cela est absolument vrai.

Deux disparitions mystérieuses près de pyramides aux USA et en France.

 

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Le premier cas s’est déroulé en 2008 aux USA et le second, il y a quelques semaines en France. Je trouve de grande similitudes entre les deux cas. Dans le cas français, la police penche pour la thèse d’un suicide, mais au terme de recherches intensives, aucun corps ne fut retrouvé, et il ne semble pas que ce jeune homme ait été en état dépressif.La surprise d’une étrange similitude quant aux lieux de disparitions est énorme et ces particularités pourraient expliquer l’inexplicable du point de vue rationnel.
Voyons le premier cas, un étudiant de 19 ans du Minnesota :

La disparition mystérieuse de Brandon Swanson

Brandon Swanson, 19 ans étudiait au Minnesota Ouest Comunity College et technique lorsque, le 14 mai 2008, il a quitté son domicile après le dernier jour d’école. Lejeune homme avait sa propre voiture, et a quelques heures plus tard il a appelé ses parents pour leur dire qu’il avait une petite mésaventure: sa voiture avait dérapé dans un fossé.
Les parents de Brandon partirent immédiatement à la recherche de leur fils, mais ils ne trouvèrent aucune trace de leur fils ni de sa voiture dans la région où ils pensaient qu’il était, alors ils ont rappelé leur fils. Brandon a répété qu’il était bien à l’endroit qu’il leur avait nommé et qu’il connaissait bien,, et leur a dit qu’il allait se rendre à pied à la maison d’un ami qui n’était pas loin du lieu de son accident.
Au bout d’une demi-heure, à deux heures du matin, comme il n’était pas à ce lieu de rendez-vous, le papa de Brandon a de nouveau appelé son fils sur son portable et lui a fixé un rendez-vous sur le parking d’une discothèque toute proche à Lynd.
 Cependant, son père n’a toujours pas trouvé son fils et quarante-sept minutes plus  tard, le contact avec son fils fut brutalement interrompu, juste après que le jeune homme ait émit un juron de surprise ou de peur et à cet instant la cellule de son téléphone n’émit plus rien et le réseau ne put plus jamais la capter..
Son père continuait à appeler, mais le téléphone n’a pas montré de connexion. Inquiet, il alerta les autorités, et la recherche commença à l’ aube du même jour. Il semblait que Brandon avait disparu dans l’air.
Tout d’abord, la voiture du jeune homme est apparu dans un fossé à environ 45 kilomètres de Lynd, lieu  que le jeune homme connaissait très bien et où il disait se trouver !
En second lieu , la trace des appels dans l’enquête subséquente a révélé que le jeune homme n’a pas passé ces appels depuis Lynd, mais situe les appels  dans une tour à 35 kilomètres du Minnesota. Tout fut tenté pour retrouver son corps, mais rien ne fut trouvé.
Le jeune homme fut-il victime d’une désorientation ? cela n’expliquerait pas du tout le fait que la voiture soit retrouvée à grande distance du lieu où le jeune homme dit  avoir été accidenté, ni  que les appels aient été localisés encore en un autre lieu et dans une tour.
Une autre réalité peut se faire jour en cette affaire comme en de multiples autres (voir mon livre » Disparitions mystérieuses et Voyageurs du Temps ») : le passage dans une dimension parallèle, comme cela semble arriver de plus en plus souvent.
 Il y a des pyramides dans le Minnesota, tout comme près du lieu de la disparition du jeune homme français il y a quelques semaines ! Les légendes amérindiennes parlent d’hommes venus avec des ovnis au temps de leurs ancêtres, ayant bâti des pyramides dont certains s’effondrèrent suite à des tremblements de terre, et ces extra-terrestres repartirent deux générations plus tard. Mankato dans le Minnesota serrait l’un des lieux où se trouverait une pyramide ou ce qu’il en reste.
Celles près du lieu  où le téléphone du jeune homme français cessa d’émettre sont très visibles sous formes de collines angulaires couvertes d’une abondante végétation. A ce jour, personne n’a conduit la moindre étude à leur sujet…

 

Voici un cas qui semble très proche, français et très récent puisqu’il date du 23 avril 2017.
Il s’agit là encore d’un jeune homme de 18 ans, qui a disparu au cours d’une promenade en voiture, dont on localise le téléphone portable en un certain endroit à des km de chez lui, puis dont on retrouve la voiture le lendemain en un autre endroit encore, à 50 km du lieu où le téléphone cessa d’émettre.
Pour la petite histoire, je suis déjà allée dans le secteur où le téléphone a émis pour la dernière fois, et dans un village voisin, tout près, des collines très hautes ont véritablement  la forme de pyramides recouvertes de végétation. On sait que les pyramides émettent des fréquences.
Là encore, est-il possible que ce jeune homme dont on n’est sans aucune nouvelle soit passé dans une autre dimension ?
J’ai connu un home de 71 ans qui en avril 1988 disparut de son appartement en étage élevé, fermé à clé de l’intérieur avec lé sur la porte à l’intérieur, tous volets et fenêtres étant fermé. Les chiens de recherches furent aussitôt amenés, et ils ont aboyé juste devant la salle de bains, dans le couloir qui séparait cette salle de bains de la chambre, or, l’homme avait posé son dentier dans son verre à la salle de bains, signe qu’il s’apprêtait à se coucher au moment de sa disparition… dans son couloir !
Est-il possible que le fait d’avoir avec soi un téléphone portable puisse en certains cas et certains lieux nous faire « aspirer » par une autre dimension ?
Personne n »a  encore posé cette question mais je la pose car elle est digne d’intérêt.

La voiture de Lucas, 18 ans, disparu depuis dimanche, retrouvée dans le Vercors

Article de Virginie Salanson pour France bleue isère mercredi 26 avril 2017.

Lucas, 18 ans, n'a pas donné signe de vie depuis dimanche midi.Lucas, 18 ans, n’a pas donné signe de vie depuis dimanche midi. –
Les recherches continuent pour retrouver un lycéen de 18 ans disparu depuis dimanche midi. Cet habitant du Rhône n’a pas donné signe de vie depuis dimanche midi. Son portable, puis sa voiture ont été localisés en Isère.
La voiture a été retrouvée mardi soir sur le plateau du Vercors, dans le secteur du tunnel du Mortier sur la commune d’Autrans. C’est désormais dans cette zone que se concentrent les recherches pour retrouver Lucas. Ce tunnel, construit pour les Jeux Olympiques de 1968, relie le haut de la station d’Autrans au village de Montaud. Côté Montaud, il est inaccessible depuis une vingtaine d’années quand des éboulements ont provoqué l’effondrement d’une partie de la route. Seule une route forestière persiste, mais il faut une voiture tout-terrain pour l’emprunter.C’est côté Autrans que la voiture de Lucas a été retrouvée, juste devant le tunnel, fermé par une barrière.
La thèse du suicide privilégiée
De ce côté, un chemin très à pic part sur la gauche, dans ce secteur plébiscité par les cyclistes et les randonneurs. Cette zone, très pentue, est dangereuse. Alors accident ou suicide? Qu’est-il arrivé à Lucas. Pour l’instant, ce mardi après-midi, les enquêteurs privilégient plutôt la thèse du suicide. Depuis ce mardi matin, une équipe cynophile et les gendarmes sont sur place pour tenter de retrouver le jeune homme.
Le tunnel du Mortier reliait le haut de la station d'Autrans à Montaud. - Aucun(e)Le tunnel du Mortier reliait le haut de la station d’Autrans à Montaud. – Capture d’écran Google Street Map
Zone pentue et dangereuse
Lucas, âgé de 18 ans, est originaire d’Irigny dans le Rhône. Il n’a plus donné signe de vie depuis dimanche matin . Dans un premier temps, les gendarmes de l’Isère avaient lancé des recherches dans le secteur de Châbons car le téléphone portable de Lucas avait borné à deux reprises dans cette zone dimanche après-midi. Le dimanche matin, il était aller voter avec sa mère, puis lui avait annoncé qu’il souhaitait se promener avant de la rejoindre le soir, vers 19 heures, pour une séance ciné. C’est elle, inquiète, qui a donné l’alerte.
Le lycéen mesure 1m83, est de corpulence mince, a les yeux bleus , les cheveux bruns courts et a un bouc naissant. La dernière fois que sa mère l’a vu, il portait une pantalon marron et une chemise à manches longues de couleur blanche.
Pourquoi n’existe-t’il pas une cellule d’investigation pour les disparitions irrationnelles ? En rapprochant ces deux cas distants de milliers de km, d’un continent à l’autre, on s’aperçoit par exemple que ces deux régions sont montagneuses. Dans les deux cas, à proximité se situent des pyramides, or, on sait que les pyramides émettent une fréquence continue, laquelle peut interférer avec les téléphones portables, et la combinaison des deux fréquences pourraient faire s’ouvrir une porte inter-dimensionnelle.
Voilà mon hypothèse.
J’ai sans doute raison de ne pas vouloir avoir de téléphone portable.

Une autre dimension : rêve mystique.

Ce rêve date d’août 2008.
Ce rêve m’a impressionnée par sa qualité pleine de lumière, par son contenu semblant en lien avec un éventuel changement dimensionnel (ascension de la planète), et par la présence de ma défunte sœur.
J’étais dans la même maison qu’actuellement, mais entourée de nature, et surtout, je m’apercevais pouvoir presqu’à volonté changer de cadre naturel. Par exemple, si je voulais avoir l’océan face à moi à quelques mètres, j’avais soudain l’océan, un peu comme on peut changer de décor sur l’écran de son ordinateur, mais là, la nature était bien réelle et je pouvais avancer jusqu’à cet océan remplaçant mon décor habituel, m’y baigner y faire du bateau si le cœur m’en disais.
De fait, les personnes autour de moi percevaient un cadre naturel fonction de leur harmonie, et dans une même famille, une même communauté d’esprits, c’était le plus fort vibratoirement et donc le plus en harmonie qui imposait le cadre naturel qu’il voulait, encore que chacun n’en percevait que ce que sa propre harmonie lui permettait d’en percevoir. De plus, la qualité de l’environnement était lumineuse et légère ; vous ne pouvez pas imaginer à quel point la sensation était de pur bonheur.
Ayant compris comment tout cela fonctionnait, je me trouvais face à ma sœur décédée en 2001, très rajeunie, car elle m’apparaissait telle qu’elle était à vingt ans. Elle était à environ un mètre cinquante de moi. Je lui expliquai ce que je venais de découvrir à propos de ce changement de cadre naturel, à volonté.
Je me suis éveillée avec une impression de vrai.
Sans doute est-ce ce que nous connaîtrons s’il advient que nous changions de dimension spatio-temporelle. L’expérience que j’en ai eue est plus que sympathique.
Je crois que tout dépend de l’évolution de chacun.
C’était une révélation, plus qu’un rêve !

Ma vie chez les elfes. Seconde partie.

Seconde partie du récit initiatique « Ma vie chez les elfes ». Lire d’abord la première partie.
Christine me prévint du fait que pour bien comprendre à quel point les choses étaient différentes en Avallon, il fallait que j’accepte toutes les surprises de ses révélations, sans chercher à les décortiquer avec le lourd mental que nous nommons rationalité, mais si elle m’avait choisie pour me faire ce récit, c’était justement parce que j’avais cette capacité de me projeter et d’accepter cette vision autre de la vie, ces codes de la dimension de l’¨tre plutôt que de l’Avoir qui nous joue tant de tours ici dans notre dimension où l’esprit se trouve affaibli. Je fis un effort supplémentaire de concentration, mais pas de façon mentale, juste en me plaçant dans l’acceptation des propos qu’elle me tenait, car j’avais bien compris que leur résonance posait en moi des jalons de compréhension de cet autre plan que celui de la matière lourde où nous, pauvres humains étions piégés. Nous sommes dans le monde où nos lourds sabots mentaux nous empêchent de nous élever, et en comparaison, le monde des elfes d’Avallon permet une agilité mentale qui aurait le pas gracieux de la danseuse. J’écoutais Christine, sans poser entre son récit et mon écoute, la moindre de ces interjections mentales qui nous font couper les cheveux en quatre là ou suffit la légèreté de l’aile du papillon.
Christine m’évoquait à présent la différence de conception de la vie en société entre le monde d’Avallon et le nôtre, et par exemple, le commerce à but lucratif n’existait plus en ce monde épuré et doux.
– J’ai parlé de boutique – dit Christine, et le mot en langue elfique correspondrait plus à la notion de « espace de partage », car il n’existe pas de système monétaire à Avallon. Chacun fournit aux autres ce qu’il peut lui fournir selon son talent, et chacun fournit à tout le monde, à la demande, selon le besoin ou le désir du ou des demandeurs. Il s’ensuit un monde sans inégalités sociales, où chacun est à sa juste place, mais en même temps valorisé par ses savoir-faire, et il y a émulation entre les personnes qui proposent des objets ou des services, de telle ou telle sorte. C’est une émulation créative de fait, car les elfes d’Avallon ont le goût de ce qui est beau, et en même temps, du nouveau dans le beau. La seule richesse des elfes, c’est cela : l’amour du beau, du bon, du bien, et de cela découle un art de vivre commun à tous et une grande paix, ce qui ne signifie pas ennui, loin de là, car l’elfe est créatif et créateur.
Eldred avait donc emmené Christine dans une sorte de boutique.
– Cette boutique était donc –comment l’exprimer ? – une concentration d’énergies toutes positives, plus qu’un lieu d’exposition d’objets, tous plus beaux les uns que les autres. En entrant, je fus comme aspirée par un souffle de joie et de passion tout à la fois. Je sentis un élan de mon âme vers tout ce que je voyais mais aussi ressentais. Il y avait là des objets utiles, comme ceux servant à l’art culinaire, car nos elfes d’Avallon aiment la bonne cuisine, quoi que celle-ci soit végétarienne, ce qui ne les empêche pas de boire du lait, de manger des fromages surtout, mais pas d’œufs dont ils remplacent les vertus culinaires par une substance végétale. Je reviendrai sur ce point plus tard, car je fus surprise de ce côté fin gourmet des elfes, et de trouver chez eux, un plat très proche de notre gratin dauphinois, ou encore un pain d’épices ou des cakes aux fruits, mais sans qu’aucun œuf n’entre dans la composition. Je vis donc des cassolettes et moules à cuisson dotés de décorations magnifiques, des cuillères sculptées de motifs d’une finesse exquise, Eldred me désigna les textiles, chatoyants, d’un matériau entre lin, coton et soie ; au toucher de chacun des objets, du textile aux poteries en passant par les bijoux, je sus instantanément le nom de son créateur, tout en ressentant en mon âme, l’élan d’amour qui avait présidé à cette création. La force de ce ressenti fut telle, que sans m’en rendre compte, débordante d’émotion, je pleurai de joie.
– Tu comprends maintenant –dit Eldred – dont la force contemplative m’avait fait oublier la présence – en quoi nos mondes diffèrent le plus ! La lourdeur du matérialisme et du profit, vous ampute de la force vraie de l’amour vrai par lequel chacun sait être à sa juste place. Ici, chacun a à cœur de faire de son mieux pour tous, et il n’y a ni assisté ni profiteur. Nous ne connaissons pas les conflits matériels, pas plus que la dépression, le déséquilibre mental. Tout désir s’inscrit dans cet amour vrai de chacun pour tous et de tous pour chacun, et donc tout désir peut parvenir à être comblé.  Chacun est motivé par ce partage permanent. Vous humains, êtes dans une soif inextinguible de biens matériels et de reconnaissance, mais ici, rien de tel. Tu as touché une étoffe créée par Melwed, et par ce geste, tu as eu immédiatement un rapport d’âme avec elle, et à l’instant, elle a ressenti ton émotion comme un compliment et ceci est sa récompense pour son travail ; travailler est ici un plaisir. Il n’y a pas besoin d’argent. Où vois-tu un boutiquier pour surveiller cet espace ? Le vol n’existe pas ; l’envie oui, mais modérée, motivante, et ne générant pas d’amertume comme sur Terre. Imagine que tu vois une elfe porter un vêtement de ce tissu, et tu as envie du même ; tu sais qui l’a fait et tu peux le lui demander, mais sache que Melwed aura à cœur, de perfectionner encore son art, et elle s’inspirera de cette étoffe, mais elle tentera de la faire plus belle encore, et donc elle sera différente, car nous créons sans cesse, tant l’élan d’amour ressenti dans l’échange, passe en motivation de travail.
– C’est formidable –dis-je en pensée à Eldred – mais alors, il y a aussi des travaux comme garder les enfants, ou nettoyer les rues, et ce n’est pas créatif ça, alors ceux qui les font, n’ont pas cette gratification que ressent le potier, ou le tisserand…
– Tu te trompes ! Du reste, ici de tels travaux n’existent pas sous la forme que tu connais, mais ce sera l’objet d’une autre leçon. Regarde encore tout ceci, puis garde cet élan paisible en toi. Dans la journée, d’une manière ou d’une autre, essaie de le faire circuler autour de toi ; trouve le moyen, et ce peut être tout simple, tu sais ! Certes, ce ne saurait être dans votre dimension lourde, aussi puissant qu’ici, mais n’as-tu pas remarqué comme ça fait du bien lorsqu’un inconnu te sourit ou te dit bonjour dans la rue ? Si à ton tour tu donnes gratuitement et sans attente ton sourire ou ton bonjour au parfait inconnu, tu sentiras probablement qu’en retour il te voue une gratitude de l’avoir considéré au lieu de l’ignorer, mais sache que même la pierre te renvoie une énergie accordée à ta manière de la regarder. Rapproche toi encore de la nature car elle est le premier des guides pour l’humanité. Garde ceci en toi et fais-le fructifier.
Nous sortîmes de la boutique et aussitôt, Eldred prit mes deux mains entre les siennes, sans rien dire ; un grand frisson, tel un élan  d’énergie parcourut mon corps, puis je me sentis lasse, mais agréablement lasse, entrant dans une sorte d’abandon, et ce fut pourtant là que se situa l’instant  de mon réveil, dans mon lit, au petit matin.
Chaque nuit, ou presque, Eldred m’instruisit en rêve, et chaque jour, j’essayai de mettre en pratique ses enseignements, mais je fus parfois découragée, car le monde terrestre et  sa lourdeur matérialiste actuelle, ne laissent que peu de place à l’expression de l’élan d’âme ! Tant de choses sont énergivores en notre monde, du fait du matérialisme…
Les journées me semblaient longues et j’attendais les rêves, toujours plus forts, plus beaux, et plus je rêvais plus j’avais l’impression d’être à Avallon pour de vrai. Le plus difficile, était de ne pouvoir me confier à personne, et j’avais ce mal-être que l’on ressent lorsqu’on doit taire aux autres une chose importante et heureuse, et que justement, par la joie ressentie, on aimerait partager la connaissance de cet évènement, au moins avec sa famille ou les amis proches, mais on devait se taire, de peur de se heurter à un mur d’incompréhension. Eldred m’avait dit que pour l’heure, je devais observer le silence absolu sur mes vécus.
Il advint que pendant quelques semaines, je fus en panne de rêves, et je me sentis abandonnée, et lorsqu’enfin Eldred revint en un rêve, elle m’avoua m’avoir mise à l’épreuve, et avoir mesuré le chemin qu’il me restait à accomplir pour élever ma vibration au niveau requis pour être digne des elfes » et devenir compatible avec leur monde vibratoire. Elle me dispensa divers conseils et me dit être plus souvent auprès de moi que je ne le pensais. Je ne devais pas être dépendante de mes rêves, mais vivre ici et maintenant, tant dans ma vie humaine présente, que dans les rêves, et ces deux « moi » formaient un tout. De nouveau Eldred s’absenta, et mes nuits me semblaient difficiles à vivre,,jusqu’à ce qu’un déclic se fasse.
Je me dis « zut », je suis ici après tout et le reste, peut-être que j’ai tout rêvé depuis le début !
Pourtant, trois objets posés sur mon bahut, une feuille de bouleau, une pierre grise et un gland de chêne, étaient indéfectiblement liés à ce vécu du premier contact avec le monde d’Avallon !
J’en pris mon parti et, allez savoir pourquoi, je me donnais l’habitude de m’installer sur la place du village, un bloc-notes et un stylo en main, et je me mis à écrire ; d’abord ce qu’il me passait par la tête, en prose, puis ce furent de courts poèmes et des comptines pour enfants, des poésies sur la nature surtout ; mais pourquoi écrivais-je en plein centre du village ? Les arbres de la place étaient de très gros arbres, tilleuls surtout, et je m’y sentais bien, tout simplement. De surcroît, des fenêtres de ma maison donnaient sur cette placette. Après avoir ainsi écrit, je me sentais ressourcée, mais je gardais la nostalgie de ce monde d’Avallon…
Vint enfin un rêve !
Eldred me tenait par la main, et m’enfermant dans la bulle, elle me transporta de nouveau en Avallon, mais dans un autre village que celui que je connaissais, ressemblant, mais différent.
– Je dois d’abord te montrer ceci !
Eldred me désigna une sorte de canal coulant près des maisons, mais l’eau de ce canal semblait être sous un tube de verre transparent.
– Tu te demandes de quoi il s’agit, n’est ce pas ? Regarde alors – dit Eldred, faisant se poser notre bulle devant une grande baie vitrée.
Une maman elfe prenait les vêtements de son enfant, et lui en  passait d’autres ; elle plaça  dans une sorte de grand tube transparent, les vêtements qui avaient été portés, il y eut une sorte de pétillement et peu après, l’espace d’une trentaine de secondes, la porte du tube s’ouvrit de lui-même, l’elfe saisit le linge, impeccable, qui semblait avoir tout à la fois été lavé, séché et repassé. Lorsque le linge fut extrait, le tube se referma de lui-même et s’éleva, comme pour aller se ranger dans le plafond.
Oui c’est en quelque sorte notre machine à laver ; elle n’utilise aucun détergent, juste une vibration élevée, mais en dépit des apparences, de l’eau a été utilisée, et c’est l’eau de ce canal en circuit fermé tout autour du village. Le principe est simple, non polluant, puisque n’utilisant pas de lessive, et sur Terre, certains chercheurs ne sont pas si loin de le trouver. Je crois même qu’un brevet a été « gelé » par le plus grand trust mondial dans le domaine de la lessive, et on devine pourquoi !
– C’est formidable – dis-je en pensée – de bénéficier de tels instruments ménagers, sans générer de pollution par les solvants, et on dirait qu’il n’y a pas d’électricité…
– De l’énergie oui, mais pas générée par une centrale ! Il est encore trop tôt pour aller plus loin, mais puisque nous y sommes, nous pouvons visiter une maison d’elfes, si tu le veux.
Eldred n’attendit pas ma réponse. Il n’était pas question de pénétrer physiquement dans la maison, mais d’y pénétrer en énergies psychiques. Aussi Eldred me prit-elle les deux mains entre les siennes, et me pria de fermer les yeux un instant.
Je me sentis soudain toute drôle, mais je fus auprès d’elle, précipitée dans la maison. L’espace me semblait à la fois grand et intime, très lumineux, des couleurs irisées changeantes habillant les murs ; c’étaient des couleurs vivantes, et le mobilier, rare semblait lui aussi léger, et je n’aurais pas su dire de quoi il était composé.
– C’est en effet très différent de ce qui peut-être sur terre, car nous créons toute chose à partir de l’énergie pure, en agissant sur cette énergie, par cette autre énergie ultra puissante qu’est la pensée ! En fait, la pensée est un propulseur d’énergie, il suffit juste d’organiser sa pensée de manière à assembler de l’énergie selon le projet que l’on a. Regarde bien, mais reste où tu es et ne dis rien, car je dois me projeter physiquement dans la pièce pour te montrer.
J’obéis, et soudain je vis Eldred dans la pièce.
Que dirais-tu – me transmit mentalement Eldred – de poser ici une table basse et un canapé ? Dis-moi en pensée, comment tu les veux.
– Une table basse transparente, et un canapé long de couleur rouge.
Eldred se concentra et je vis soudain apparaître une table basse intégralement transparente, de forme octogonale, que seul un vase empli de superbes fleurs de cristal iris , et un liseré à peine rosé et brillant, en dessinant le périmètre, permettait de discerner. Eldred fit apparaître un gros livre qui semblait très ancien, le prit en main et le déposa sur la table. Puis se concentrant de nouveau, elle fit apparaître un canapé rouge, qu’elle fit se poser près de la table ; elle se ravisa, se concentra, et le canapé eut une autre forme, et il fut désormais violine. Elle s’assit sur le canapé et prit le livre entre les mains. Eldred posa la main droite au-dessus du livre et ferma les yeux, puis quelques instants plus tard :
– Je n’avais pas encore lu ce recueil de poésies médiévales, terrestres bien entendu. Oui, c’est la manière dont nous lisons, mais tu comprendras plus tard ! Bon, il est temps de ranger tout cela, et bien il suffit de le dématérialiser, vois-tu !
Eldred se concentra, et alors le livre se dématérialisa, puis les fleurs de cristal et leur pot, la table, le canapé.
De nouveau auprès de moi, dans la bulle, Eldred dit :
– Si tu avais pu toucher la table, le livre, et t’installer dans le canapé, tu aurais constaté que tout cela avait une vraie matérialité, une densité, mais nous n’avons pas besoin d’industrie pour créer de tels objets, nous n’avons pas besoin non plus de couper du bois, mais nous pouvons créer de la matière bois, et si tu avais voulu un coffre en bois, tu l’aurais vu se matérialiser. Tu l’as vu, il y a peu de meubles, mais en fait, lorsque la maman elfe que tu as vu voudras s’allonger sur le canapé, elle le créera à sa guise et pourra changer de décor à sa guise.
– Mais, -objectai-je en pensée- si son compagnon et son enfant en font autant, qu’advient –il ?
– Il y a un consensus entre les personnes vivant sous le même toit, et chacun peut à tour de rôle proposer son décor, mais rien n’empêche tout un chacun de se projeter dans son propre espace, son propre décor, car nous sommes dans un espace-temps multiple, mais tu dois encore faire du chemin pour comprendre ces notions. Toutefois, sache que ce que tu viens de voir sur la manière de créer des objets, des meubles en l’occurrence, sera accessible à ceux des terriens qui accéderont à une autre dimension, dans quelques années. Certains nous rejoindront en Avallon et d’autres seront dans d’autres régions spatio-temporelles. Admets seulement que tu dois élargir ta conception du monde à la possibilité du multi- univers ou multivers, et tu as eu accès à « l’un des strates voisins, des terriens celui des elfes d’Avallon. Laisse décanter tout ceci ; toutes tes questions trouveront réponse en leur temps. Je ne suis jamais loin de toi, souviens –t’en Christine !
Je m’éveillai sereine et pleine d’énergie. Ah, si je pouvais seulement rester en Avallon…
Quelques temps plus tard une grande et agréable surprise surprit Christine en plein jour.
– Je préparai mon repas dans la cuisine, lorsqu’un chant magnifique se fit entendre dans mon séjour. La voix était sublime, l’air ensorcelant, une flûte accompagnait la voix, mais aussi un instrument à cordes. J’étais seule chez moi… la télévision n’était pas allumée et je n’avais pas mis de disque, alors, comment comprendre ? J’éteignis le gaz et je m’en fus dans le séjour…
Devant moi était Eldred, et deux autres elfes, l’une féminine, l’autre masculin. Les elfes qui accompagnaient Eldred avaient la même apparence jeune, sereine, et étaient très beaux eux aussi. Leurs vêtements étaient en des tons légèrement mauves et brillants. La jeune femme portait une sorte de diadème étincelant, et elle tenait en main une sorte de petite harpe, et l’elfe masculin jouait d’une flûte qui semblait faite d’un cristal rosé.  Ils semblaient tous trois très présents, en volumes, mais je vis un fin voile tel un rideau transparent tout de lumière entre eux et moi.
Les musiciens cessèrent de jouer et de chanter.
– As-tu aimé ? –demanda Eldred.
Je balbutiai quelques mots exprimant tout à la fois ma surprise et mon appréciation de cette prestation musicale.
Eldred sourit de mon embarras, et dit :
– Rassure-toi, nous ne ferons pas souvent irruption ainsi chez toi, et tu peux inviter tes amis, nous ne viendrons jamais si tu n’es pas seule !  Je te présente deux amis qui voulaient te connaître : d’abord Elina dont tu as aimé la voix, et voici Arti, l’un de nos maîtres du cristal, mais je t’expliquerai  de quoi il retourne lorsqu’il en sera temps !
– Comme vous êtes beaux –dis-je enfin – il y a sur terre de beaux humains, mais sur vous elfes, il y a quelque chose de particulier…
– Nous sommes pourtant de même origine, du moins nous elfes d’Avallon, et vous occidentaux de l’Ouest et du Nord de l’Europe. Nous évoluons dans deux dimensions supérieures, car il y a bien longtemps, certains furent prêts à passer, d’autres non, et ces derniers sont vos ancêtres. C’est parce que le temps d’un nouveau passage est proche, que nous reprenons contact… Certains d’entre vous passeront, mais beaucoup resteront et devront subir bien des tourments sur la Terre. Oui Christine, nous sommes de même essence, et Avallon est le futur de certains d’entre vous. Tu en sauras plus bientôt, mais je t’attends demain en forêt.
Les compagnons de mon amie Eldred s’inclinèrent, une main posée sur le cœur, à la manière des hindous, et Eldred me fit un superbe sourire complice. Un tourbillon de lumière se forma, et l’instant d’après, cette vision dont je dois dire qu’il s’agissait d’un hologramme, s’effaça. Un moment, je demeurai figée dans mon séjour, puis je retins mon rendez-vous du lendemain, mais sans en connaître l’heure, mais notre heure terrestre avait-elle une importance pour les elfes ?
La nuit suivante, un rêve me montra des visions de somptueux paysages que je reconnus elfiques, mais ne s’accompagna d’aucune transmission de parole ou de message.
Vers neuf heures du matin, je me concentrai sur la pensée d’Eldred, et je dis en pensée :
-Je suis prête Eldred ; je me mets en route pour la forêt.
– Je t’attends ! – me fut-il répondu de façon si nette, que je ne sus alors, si j’entendis le message avec mes oreilles, ou par la voie télépathique. Ce qui est certain, c’est que je ne m’étonnais plus de pouvoir établir une communication de façon terrestrement dite « irrationnelle » avec un monde auquel nos penseurs et la dictature qu’ils établissent sur Terre et plus spécialement en France, accolent ce même qualificatif « irrationnel », mais qu’est-ce que la « raison » sinon juste une convention, de telle sorte que l’irrationnel (ou diabolique) de nos ancêtres est du réel aujourd’hui, comme par exemple l’idée de se déplacer dans les airs ? Les limites autrefois convenues, de ma pensée s’étaient déplacées au fil de l’ouverture d’esprit suscitée par mon expérience qui n’avait rien d’irréel.
Eldred m’attendait en forêt ; je me mis en route.
A peine eus-je pénétré dans la forêt, que contre toute attente, une averse se mit à crépiter tout autour de moi…
Tout autour de moi, mais non pas sur moi, et comme je m’étonnai de ce prodige, j’entendis quelques rires, et je ne doutai pas un instant que mes amis elfes d’Avallon étaient les auteurs de la facétie, pourtant, si elfes il y avait… ce n’était nullement ceux d’Avallon ! Un vertige sans précédent m’investit, et j’entendis qu’on m’appelait par mon prénom, mais c’étaient des voix imperceptibles partout autour de moi ; je ne voyais personne ; étaient-ce les feuilles des arbres qui m’appelaient ? Je pouvais le croire puisque les petits rires et les voix semblaient venir des cimes. Je décidai de me calmer, et je m’appuyai un instant au tronc d’un arbre. Je fermai les yeux, et je dis tout haut :
– D’accord, si vous et moi nous devons jouer ensemble alors, d’abord présentez-vous ! Vous connaissez mon prénom, vous me voyez, mais vous vous cachez et je ne sais rien de vous !
J’ouvris les yeux. Perchés sur un tronc d’arbre de longue date abattu, à peine à un mètre cinquante devant moi, je vis trois petits êtres d’environ 70 centimètres, bien proportionnés, beaux, dont les vêtements avaient la couleur des feuillages, de la mousse, des troncs d’arbres, des pierres communes, de l’argile et aussi, pour l’un d’entre eux, de l’eau. Pour tout dire, ces couleurs semblaient en ruissellement permanent. Leurs pieds étaient chaussés de bottines sombres, au bout légèrement relevé, et possédant un revers en haut de tige, comme les bottes des cochers de l’ancien temps.
Je ne saurais dire s’il s’agissait d’êtres de type féminin ou masculin ; sans doute étaient-ils asexués au sens où nous l’entendons. Pour autant que je me souvienne, leurs cheveux semblaient mi-longs, lisses, roux ou châtain, et deux portaient des chapeaux foncés, du genre de celui avec lequel on représente Robin des Bois, mais ce qui me surprit le plus je crois, et sans doute m’apeura quelque peu, ce fut leur regard : perçant, brillant, avec des pupilles qui semblaient rouler, dont la nuance me sembla entre vert clair et jaune. Plus je les observais, plus je leur trouvai un air enfantin, et quelques contes de fées me revinrent en mémoire, de ceux qu’on m’avait lus lorsque j’étais une petite fille, car depuis quelques temps déjà, on a remplacé les contes de fées par des histoires plus terre-à-terre, comme si dès la petite enfance, le droit de rêver n’était plus permis.
Pour l’heure, j’étais face à ces trois petits êtres, plutôt fins, lesquels pour mieux m’observer, penchaient légèrement la tête de côté. Ils étaient gracieux, et tant pis si leur présence ici n’avaient rien de rationnel, puisque la mienne ne l’était pas davantage ; n’avais-je pas rendez-vous avec des elfes d’Avallon ?
Je ne pouvais pas rester piquée ici face à ces trois… quoi au juste ? Lutins ? Farfadets ? Elfes des forêts ?
La situation s’éternisait ; eux le regard perçant planté sur moi, moi le regard  sans doute apeuré posé sur leurs étranges et curieuses petites personnes… Un détail me frappa soudain : ces êtres avaient de grandes oreilles au bout pointu… J’avais déjà vu ça sur les dessins représentant les korrigans et autres lutins, des forêts ou des landes, mais tout cela n’avait jamais relevé que de la légende pour moi, comme pour ceux qui lisent encore les anciens contes et légendes de nos pères…
Oui, nous étions, eux, moi, chacun de notre côté, plantés droits à nous observer, et cette situation s’éternisait.
Je ne sais pourquoi ni comment, j’eus le réflexe de leur sourire, tout simplement. Ils s’entre-regardèrent, et il y eut une période de flottement et soudain leurs yeux pétillèrent très fort et leurs pommettes remontèrent légèrement ; je dus admettre que c’était là leur manière de sourire, moins marquée que la nôtre par la dynamique musculaire du visage, mais davantage par la brillance du regard.
Comme j’allais me décider à prendre congé en me remettant en chemin, l’un des êtres me fit signe d’approcher, et là je dois admettre que mon cœur se mit à battre très fort, de peur.
Je finis par accéder à sa demande, et pour être sensiblement à sa hauteur, je m’accroupis devant lui. Il ne me toucha pas le visage, comme je m’y attendais, mais le petit foulard jaune clair, décoré de petits cœurs de couleur, que j’avais noué à mon cou. Je dénouai le foulard, et je le lui tendis. Son regard pétilla très fort, et lorsqu’il tendit la main, le vis qu’elle était munie d’un doigt supplémentaire. L’être plaça le foulard autour de son cou ; forcément, vu notre différence de taille, il était plus long autour de son cou que du mien. Je l’aidais à arranger le foulard, et à le nouer. L e premier réflexe de cet être fut de parader de façon comique devant ses camarades, et leur rire explosa, en même temps que le mien. Tout alla très vite ; le petit être s’inclina devant moi, puis ses deux camarades, et hop, ils disparurent à ma vue comme ils étaient apparus, en un clin d’oeil !
Lorsque je parvins enfin au lieu de rencontre avec Eldred, une autre surprise m’attendait…
Oui, une autre surprise m’attendait  : Eldred n’était pas seule, et l’être qui était auprès d’elle, de forme humanoïde était encore plus beau que tous les elfes d’Avallon qu’il m’avait été donné de voir. Toutefois, il semblait d’une matérialisation moins dense, il mesurait environ un mètre vingt, avait de grands yeux en amande, très bleus, et… La peau translucide bleutée. Quant à ses vêtements, ils semblaient tissés de lumière, dans des tons bleus et verts, mais les couleurs fluctuaient sans arrêt, comme dans un kaléidoscope, tout en demeurant dans des gammes de tonalités bleues et vertes. Ses cheveux semblaient de soleil, et il avait un sourire malicieux.
– Voici un elfe élémental – dit Eldred, mesurant ma surprise – Les elfes élémentaux ne sont pas de même nature que moi l’elfe d’Avallon et toi l’humaine. Comme je te l’ai dit, les elfes d’Avallon appartenaient d’abord à l’humanité, puis lors de l’un des grands passages qui se produisent à certaines échéances de La vie du cosmos, ceux dont l’esprit avait assez évolué, passèrent dans cette autre dimension où nous vivons, désormais en Avallon, tandis que les autres demeuraient en troisième dimension. Les elfes élémentaux appartiennent quant à eux  au règne des intermondes, et n’ont pas à évoluer, car ils ont un rôle précis à jouer, concernant l’harmonie naturelle, tout comme, d’ailleurs, ces êtres que tu as rencontrés en venant. Ce sont des gnomes et ils n’ont rien de maléfique comme l’Eglise voulut le faire accroire. Aux temps antiques, et encore au Moyen-âge, les hommes étaient capables de voir les élémentaux, et certains, rares il est vrai, étaient en contact avec Avallon, notre monde. L’Inquisition y a mis un terme pour faire tomber toute l’humanité dans la lourdeur matérielle, domaine d’esprits mauvais que les élémentaux avaient jusqu’alors en large partie empêché de nuire, avec aussi notre aide d’Avallon, par l’intermédiaire de ceux parmi les humains, qui étaient en contact avec nous.
– Dois-je comprendre que nous sommes gouvernés par des forces… démoniaques ?
– Elles viennent d’ailleurs mais elles sont sur Terre, et leur présence n’a eu de cesse de se densifier et d’investir les esprits humains ; tous vos gouvernements en sont peu ou prou complices, depuis la révolution française, voulue et organisée sous leur influence et sous des prétextes généreux, pour la façade, mais la vérité est bien la plus sordide qui soit, et il convient de s’épurer.
– S’épurer ?
– Renouer avec la spiritualité, la vraie, individuelle, se détachant des religions, de leurs dogmes, et mêmes de leurs rituels, mais relier chaque âme avec son essence, sa racine spirituelle, liée sur Terre à la nature telle une mère ; « mon père est le ciel, ma mère est la Terre », dit le sage amérindien, et il a raison, comme tous les vrais chamanes ont raison, comme les celtes anciens avaient raison. Le temps imparti aux terriens est court, avant le prochain passage.
– Tu veux dire, un passage comme celui par lequel les terriens qui étaient prêts sont devenus des elfes d’Avallon ?
– Tu peux le voir ainsi…
– J’ai peine à imaginer…
– Peut-être cela est-il préférable car les tourments ne manqueront pas.
Tandis que nous parlions, je n’avais plus fait attention à l’elfe élémental, et soudain je réalisai qu’il n’était plus auprès d’Eldred.
– Il n’y a eu aucun échange de pensée entre cet elfe élémental et moi –déplorai-je tout haut.
– Tu n’es pas encore assez épurée ! Ne sois pas désolée ; sur Terre, seuls les chamanes communiquent avec eux de nos jours, et ils sont peu nombreux en occident. Maintenant, je dois encore t’enseigner beaucoup de choses pour accélérer le processus de ton évolution. Dans environ, trois de vos mois, tu pourras séjourner quelques heures, chez nous hors de toute bulle de protection ; il y faudra encore une année pour que tu puisses séjourner quelques jours d’affilée, mais alors tu auras tellement changé physiquement, que les tiens ne te reconnaîtront plus, et tu seras malheureuse auprès des autres terriens. Quelques mois encore, et tu pourras vivre définitivement parmi nous si tu le désires, mais il te faudra être dans la certitude de faire le choix qui te convient, et ce sera un renoncement à la Terre et à tes proches. Il te faudra chaque jour recevoir un enseignement, chaque jour venir ici et franchir la porte, et chaque retour te sera plus difficile aussi.
Tout se déroula en effet comme Eldred me l’avait dit. Chaque jour je vins auprès d’elle, et au fil des jours, mon corps, mon visage évoquaient davantage celui de ma jeunesse. Je commençais les séjours chez les elfes, et plus je les côtoyais, plus je savais devoir les rejoindre définitivement un jour. Dix-huit mois plus tard, ayant réglé toutes mes affaires terrestres comme avant un décès que l’on sait advenir, ayant informé mon fils que je partais pour un très long voyage autour du monde, mais que je n’écrirai pas ni ne donnerai de nouvelles, faisant ces adieux à celui qui fut mon bébé et à sa petite famille, je franchis la porte d’Avallon pour emménager dans la maison d’Eldred. Avec elle et quelques autres, je prépare l’accueil de quelques terriens lors du prochain passage en dimension supérieure. J’ai désormais ma propre maison. Je ne suis pas la seule personne qui ait vécu une telle aventure. Répartis en quatre villages, nous sommes sept terriens, à savoir, un finlandais, une russe, une écossaise, moi, un breton, une autrichienne, un galicien. Chacun de nous doit informer une personne de son pays d’origine, et cette personne attendra d’avoir reçu le signal pour donner l’essentiel de ce message : chaque européen peut accéder à Avallon, mais pour cela, il lui faut rompre ses chaînes, libérer son esprit et le faire fructifier en toute liberté, loin des idées reçues, du lavage de cerveau actuel et des freins imposés par les ennemis de l’esprit et de l’humanité. Pour les autres continents souches, il existe d’autres supra mondes qui leur sont propres, et il ne nous appartient pas d’y interférer, mais on peut supposer que le même genre de faits s’y prépare. Pour ce qui concerne mon histoire, étant redevenue une jeune femme, j’ai une histoire d’amour avec un elfe d’Avallon, et de cet amour, un fils m’est né. Puisque le temps ne se déroule pas de la même manière en Avallon, ma gestation me sembla bien plus courte, et l’accouchement sous hypnose fut sans douleur. Mon espérance de vie en Avallon, dépasse les deux siècles en temps terrestre, mais pour ceux qui y sont nés, elle atteint près de quatre de nos siècles ; en Avallon, on peut choisir de prendre l’aspect du vieillissement, et quelques hommes font ce choix ; on les nomme honorables. Les autres personnes gardent un physique jeune jusqu’à leur décès, lequel survient à une échéance dont la personne concernée est en quelque sorte instinctivement prévenue. La personne se sent lasse pendant quelques jours, et rien ne peut lui rendre son énergie. De plus en plus lasse, mais sans douleur, elle finit par s’endormir pour de bon. Il n’y a pas d’inhumation, car les choses se déroulent ainsi : les proches se réunissent autour de la dépouille et font vraiment cercle autour d’elle, dans une tour de cristal violine. Ils se donnent la main et se concentrent en fixant le corps, et soudain, le corps se dématérialise d’un coup, et toutes les particules d’énergie du corps, mais aussi des vêtements du défunt, s’acheminent vers une sorte de cheminée centrale et rejoignent en s’échappant, la grande réserve d’énergie de l’univers. Ce n’est pas triste, car on sait que l’âme va au séjour des bienheureux, et qu’éventuellement, elle viendra se réincarner au bout de quelque temps.
J’ai assisté deux fois à une telle cérémonie ; je n’ai rien ressenti de négatif, au contraire, de la joie. Il faut dire que la joie est ce que vous devez le plus développer pour alléger la vibration terrestre et donc les tourments de l’humanité. Semez de la joie, et vous récolterez de la joie, jusqu’à ce que toutes ces joies transforment la planète au point d’en réduire à néant tout le mal qui l’habite sous divers visages. La joie de proche en proche, propagera toutes les guérisons. A toi Marie, je ferais signe lorsqu’il sera temps de dévoiler les grandes lignes de cette histoire, et d’appeler chacun à semer de la joie, pour récolter de la joie et au bout de la chaîne de joie, la lumière. »
 
Ici s’achève la version courte du vécu de Christine parmi les elfes d’Avallon, lesquels sont nos frères humains « d’avant », passés en une paisible dimension, du fait de leur évolution. J’ai appris beaucoup sur la vie en Avallon, mais cela fera l’objet d’un livre sans doute. L’essentiel, le message, est ici..
 

 

Ma vie chez les elfes. Première partie.

Première partie.
Avant-propos
Ce texte constitue le témoignage d’une personne par ailleurs saine d’esprit, qui vit ces faits et qui a tenu à en témoigner auprès de moi. On peut dire qu’il s’agit d’une voyageuse spatiotemporelle. Le but ultérieur est de publier un roman rédigé sur les bases des révélations, tenant à l’expérience extraordinaire vécue par Christine. N’étant pas crédule, je n’aurais jamais prêté foi à cette histoire, laquelle s’avère être un vécu réel, si je n’avais eu quelques preuves de sa véracité. Le but étant d’éditer le roman tiré de ce vécu, chez un grand éditeur, je ne puis ici  qu’en relater quelques traits, sans trop entrer dans le détail, et en omettant des faits importants. Ceci  est donc un simple résumé du vécu de Christine.
Christine vit désormais définitivement chez les elfes d’Avallon, qui n’ont pas les oreilles pointues, nous ressemble énormément, et pour cause, ils furent de notre « planète », ou plutôt de notre dimension spatio-temporelles, il y a quelques milliers d’années. Certains des druides antiques savaient passer dans le monde d’Avallon.
Voici pour le moment un résumé de son aventure.
Tout commence pour moi Marie, par un coup de téléphone. La personne se présente ; elle se nomme Christine, elle est institutrice à la retraite depuis dix ans, ce qui signifie qu’elle a passé la soixantaine. Sa voix semble celle d’une jeune fille. Elle veut absolument me raconter son histoire pour me la confier. D’habitude, ne pouvant tout faire, j’ai tendance à ne pas accepter de prendre les histoires des autres, et à orienter ces personnes vers des écrivains publics, mais là, elle me dit des choses si troublantes, que j’acceptai de la recevoir.
Lorsque le timbre de la sonnette se fit entendre, je me dis que j’allais être fixée sur « le délire » de cette femme. Nous avions pris rendez-vous pour un mardi, en début d’après-midi. Je n’avais pas entendu arriver de voiture. Sans doute était-elle venue en bus.
La porte s’ouvrit sur une jolie jeune femme, d’environ vingt-cinq ans, radieuse. Une aura de lumière semblait jaillir d’elle. Je m’étais imaginée une femme d’âge mûr, puisqu’étant à la retraite, mais j’avais devant moi une jeune femme !
Elle portait une jupe longue flottante qui semblait de voiles dorés, ocres, parme, bleus et blancs, un haut assorti, une veste légère, dans des tons blanc et ocre, un cerceau fin et doré retenait ses longs cheveux châtains. Son regard vif était clair, mais d’une couleur indéfinissable. Cette personne était très belle. Je la fis entrer. Elle déclina l’offre d’un café, mais accepta un jus de fruits, qu’elle coupa d’eau.
J’étais à l’écoute.
– Je dois d’abord vous montrer ceci – dit la jeune femme, tirant de son sac une liasse de papiers et de photos – tout d’abord, voyez..
Sur la carte d’identité qu’elle exhibait devant moi, comme sur le permis de conduire, la date de naissance indiquait l’année 1939, et nous étions au printemps 2001. Mon ahurissement la fit sourire.
Soixante-deux ans – dit la jeune femme – je sais, je ne les fais pas… Pourtant, je n’ai jamais fait appel à la chirurgie esthétique, d’ailleurs, si je vous dévoile mon corps, il a toute l’apparence de celui d’une femme de la première jeunesse. Regardez bien ces photos, car c’est bien moi ! Voyez celle du permis de conduire, j’avais vingt ans.
En effet, il s’agissait bien de la même jeune femme, sauf que quelque chose émanait de celle que j’avais devant moi, chose qui n’était pas perceptible sur la photo du permis de conduire, obtenu en 1959 ; ce « quelque chose » était indéfinissable, mais sans doute cela avait-il trait à… cette chose, cette aura que je sentais et voyais autour de la jeune femme, mais qui n’était pas présente sur la photo en noir et blanc de 1959.
Christine eut un petit rire :
– Je crains devoir vous procurer encore plus d’étonnement. Voici d’autres photos ; celle de mon mariage par exemple…
Une photo classique, de jeune couple, photo où les personnages prennent la pose, manquant de naturel. La même jeune femme, certes, mais toujours cette différence d’aura et aussi d’éclat du regard…
– C’est la photo de mon premier mariage, devrais-je dire –précisa Christine. J’ai divorcé lorsque mon fils était petit.
Suivirent l’une de ses photos, jeune avec son enfant issu de ce mariage, une photo à quarante ans sur la plage, puis une autre à l’âge de quarante-sept ans, et là, on sent quelque chose de différent, mais c’est indéfinissable. L’une des dernières photos, est celle de la fête de départ organisée par ses collègues, son dernier jour de classe, avant sa retraite, à l’âge de cinquante-cinq ans ans. Physiquement, sur le cliché, Christine semble avoir l’âge de son identité, mais son visage semble plus clair qu’en sa jeunesse.
– Mais comment –dis-je- est-il possible que vous ayez désormais cet aspect-ci ? Vous avez soixante-deux ans…
– Et vous ne pouvez pas le croire… Vous savez, il y a plus incroyable encore… Voyez cette photo-ci…
Sur ce nouveau cliché, une jeune femme svelte et baignant dans une douce lumière, dans un paysage somptueux, allaitait un bébé ; l’enfant émettait une aura brillante, mais on distinguait ses traits.
Il y a quelques mois, sept ou huit mois en comptant en temps « terrestre » ; c’est mon bébé, mon fils. Chez les elfes on ne prend pas de photo, mais pour ce témoignage, j’ai pu le faire.
– Les elfes ?
Christine sourit :
Oui, les elfes ! Oh, pas les elfes élémentaux qui peuvent avoir des tailles et aspects différents, et qui travaillent pour la nature, mais les elfes… disons intermondes… Je sens qu’il ne sera pas facile de tout expliquer, mais, et si nous commencions par le début de mon aventure ? Tout commença l’année de mes quarante-six ans, en 1985. C’était le début de l’automne, il faisait beau ; j’exerçai dans un village du centre de la France, et comme nous avions une superbe forêt communale, j’ai emmené les enfants pour une sortie éducative en forêt ; plusieurs mamans accompagnaient la sortie. L’une d’elles connaissait très bien toute la faune et la flore forestière, aussi me suis-je mise en retrait devant un tel précieux savoir. J’avais quant à moi grandi en ville, aussi étais-je loin d’en savoir autant. Comme les élèves, je buvais les paroles de cette femme. J’eus soudain une drôle d’impression. Une sorte de vertige, je ne sais pas. Je me suis éloignée de quelques pas, et adossée à un arbre. Peut-être étais-je en train de faire une chute de tension, et je ne voulais surtout pas que mes élèves me voient évanouie. Ils étaient en de bonnes mains en ce moment même, et c’étaient des enfants calmes, équilibrés et obéissants. Adossée à mon arbre, je m’efforçai de respirer tranquillement ; soudain, yeux fermés, je me sentis très bien ; Je fis quelques pas, et de nouveau, le malaise survint. Je m’assis sur une souche coupée, et je posai mon sac à main à ma droite ; de loin, j’entendais la voix de la personne qui expliquait aux enfants, la nidification. Je restai ainsi un petit moment, peut-être, cinq minutes, yeux fermés, essayant de maîtriser mon souffle. J’étais ainsi les yeux clos, lorsque j’entendis tout près de moi, une douce voix me disant :
« Va en paix… »
 J’ouvris les yeux, mais il n’y avait personne. J’avais pourtant entendu cette voix. Me sentant mieux, je me suis levée et rapprochée du groupe, lequel m’attendait !
Mais –intervins-je- vous avez maintenant soixante-deux ans, alors comment est-il possible que vous ayez l’aspect d’une personne de vingt-cinq ans, et que vous ayez eu un enfant récemment ?
Tout vient à point à qui sait attendre ! – s’exclama Christine. Ce qui vous semble impossible ici, est normal dans l’inter-mondes d’Avallon parmi les elfes dont c’est le séjour.
– Les elfes !
Vous parlez d’Avallon dans votre roman « Arianrhod », et vous l’avez rédigé d’après votre ressouvenir de vie d’une jeune femme druide ; vous avez d’ailleurs mentionné dans ce livre des souvenirs attachés à des incursions en Avallon, soit de celle que vous étiez, Véda, cette jeune femme druide arverne, soit de votre compagnon le guerrier Apténios, et même de Nolann, votre jeune disciple…
Vous avez lu « Arianrhod » ?
En Avallon, nous connaissons tout ce qui est en lien avec nos énergies, et vous êtes en lien, et ce roman adapté de votre antique mémoire est justement en lien vibratoire avec Avallon. Je ne l’ai pas lu à la manière dont on lit terrestrement, mais à la manière dont nous pouvons » lire  » en Avallon… J’en parlerai plus tard.
Vais-je moi aussi aller en Avallon et rajeunir ainsi ?
Deux questions en une ! Pour la première, il ne m’appartient pas de le dire, mais pour la seconde, il faut pouvoir séjourner à temps plein durant de longs mois, pour obtenir un résultat et votre propre destin vous donne une mission bien terrestre que vous êtes en train d’accomplir. Je finis de vous raconter le début de mon aventure. Pour le reste avant de partir, je vous remettrai ces cassettes à partir desquelles, vous devrez rédiger mon histoire sous forme d’un roman à éditer et diffuser  de façon large, chez un grand éditeur. Dès que vous aurez entendu une fois, et une seule ces cassettes, leur contenu s’effacera, mais rassurez-vous, toute cette histoire sera inscrite en vous, avec tous ses détails, de façon indélébile, et elle ressurgira chaque fois que vous vous mettrez en condition pour la rédiger, mais ce n’est pas pour tout de suite. Maintenant, si vous le permettez, voici la suite de cette promenade en forêt. Nous sommes rentrés, et les enfants étaient vraiment contents de leur sortie. Nous avons tous remercié Michelle, maman de deux enfants de ma classe unique, pour tout ce qu’elle nous avait appris. »
 C’est le soir, seule dans mon appartement, que je ressens que j’ai vécu en cette forêt quelque chose qui dépasse l’ordinaire. Je préfère utiliser le temps présent pour narrer cette part. Je me sens toute drôle  mais je ne peux pas m’expliquer pourquoi, et puis il advient ceci : j’ouvre mon sac à main, et dedans je trouve une pierre, grise ordinaire, une feuille de bouleau, et un gland de chêne. Je ne comprends pas car je n’ai rien mis dans mon sac au cours de cette sortie, et d’ailleurs, je n’ai pas ouvert ce sac durant cette sortie ; le seul moment où je l’ai posé, à mon côté, c’était lorsque je me suis assise sur la souche d’arbre, et il n’y avait personne près de moi… Comment ces éléments pierre, fruit du chêne et feuille de bouleau, avaient-il pu entrer dans mon sac qui n’avait pas été ouvert ? Ce  n’était pas rationnel du tout ! De plus, certes il y avait des chênes et des pierres dans cette forêt, mais par contre j’en étais certaine, connaissant bien le lieu, je n’y avais pas vu le moindre bouleau ! Que comprendre ? La nuit suivante, j’eus des rêves, et quels rêves ! C’est à partir d’eux que mon aventure commence à prendre tournure. »
Christine se servit un nouveau verre d’eau.
– Il n’est pas facile –reprit-elle- de revenir sur le plan qui m’a vu naître, car je suis pour cela obligée de me redensifier, et je ne peux le faire que pour quelques heures : lorsque la densification commence à s’estomper, si je suis encore sur ce plan, je ressens une souffrance, et je dois retourner en Avallon, car maintenant, depuis deux ans, j’y vis à plein temps. Je vais donc être aussi brève que possible, et tout le reste, le détail de mon aventure et de la vie elfique, figure sur ces cassettes que vous écouterez. J’en étais restée à ma découverte dans mon sac,  de ces trois objets naturels : une pierre grise ordinaire, un gland de chêne et une feuille de bouleau, à mon étonnement, car je ne voyais pas comment ces objets avaient pu être placés dans mon sac, et de surcroît, je n’avais pas vu le moindre bouleau dans cette forêt, et il n’y en avait pas dans les environs. Oui, j’étais intriguée je dois le dire ! Le malaise physique que j’avais ressenti, était lui aussi bien étrange. Plus je réfléchissais, plus j’avais le sentiment que les deux faits étaient reliés par une force et une volonté qui m’échappaient. Les jours qui suivirent, je l’avoue, je ne fus pas très concentrée dans mon travail d’institutrice, et je crois que mes élèves s’en aperçurent car le petit Boris me dit un jour : « Vous êtes dans la lune ! » Oui, j’étais dans la lune ! Le dimanche en matinée, je m’en fus en forêt, et par bonheur, aucun chasseur n’avait ses habitudes dans cette forêt communale.
Christine marqua une pause, puis reprit :
– Vous savez, en automne le matin, il fait frais en forêt, même si dans la journée, la température est douce et agréable. Je m’étais vêtue en conséquence. Je n’eus aucun mal à retrouver l’endroit précis où je m’étais reposée quelques jours plus tôt. C’était un peu à l’écart des sentes principales. Je m’assis de nouveau sur la souche, et délibérément, je posai mon sac près de moi, puis je fermai les yeux. J’essayai de ne plus penser, d’être à l’unisson de la forêt. J’ai soudain ressenti une présence, mais je suis restée immobile. Je crois que j’avais un peu peur tout de même, pourtant, je n’ai pas bougé et j’ai gardé les paupières baissées. Tout près de mon oreille, j’ai entendu : – Bonjour ! –  La voix était douce, cristalline, plutôt féminine. Je ressentis un grand frisson et j’ouvris les yeux. Personne près de moi, le silence. Je me suis levée, certaine de ne pas avoir rêvé. Sur ma montre, il était dix heures trente-cinq. A peine un quart d’heure s’était écoulé depuis que je m’étais assise sur la souche ; j’avais du temps devant moi. je décidai donc de poursuivre ma promenade dans cette forêt que je connaissais très bien. Au bout de quelques pas, je me rendis compte que des éléments auxquels j’étais habituée n’étaient pas repérables… Par exemple, il n’y avait plus aucun arbre marqué de rouge, promesse d’un proche abattage, et puis surtout, la sente dans laquelle je me trouvai, menait habituellement à un croisement de sentes, au bout de quelques dizaines de mètres, mais là je marchais depuis quelques minutes, et non seulement il n’y avait plus de carrefour, mais je sentais autour de moi, une atmosphère différente, il n’y avait pas le plus léger souffle, ni de chant d’oiseau Je n’étais pas oppressée, mais j’avais l’impression que quelque chose était en attente ici. A un moment, je me sentis très fatiguée ; une grande lassitude me tombait soudain dessus, mais par bonheur, je vis une source, limpide, et au bord de cette source, une large pierre plate sur laquelle je m’assis. Je bus une gorgée de cette eau si fraîche, et je me sentis mieux. Le bruit de cette eau courante, était le premier bruit que je percevais depuis que je m’étais remise en marche, mais il est vrai que c’était aussi le seul bruit qui se faisait entendre ici. Aucune angoisse ne m’habitait, mais ma curiosité était piquée : Que trouverai-je plus loin dans le chemin ? Soudain, mon attention fut captée par une grosse pierre blanche, face à moi, de l’autre côté de la source. D’où j’étais, je discernai des caractères gravés sur la pierre, un peu plus haute qu’une borne miliaire. De grosses pierres elle aussi blanches, étaient disposées de manière à former un pont au travers de la source. Je ne sus reconnaître ce type d’écriture, parfois assez proche de caractères runiques. Je relevai aussi un triskèle, et juste à côté une svastika, signe solaire très utilisé par les anciennes civilisations, en Europe comme en orient. Je poursuivis ma route, et au bout que quelques dizaines de mètres, je tombai sur une seconde « borne » blanche, comportant seulement le triskèle, puis une troisième identique. Là, je ne sais pourquoi, j’eus l’impression de ne pouvoir aller plus loin. Une sorte de force émanée du lieu m’indiquait intuitivement de ne pas avancer davantage. J’allais faire demi-tour, lorsqu’une voix, celle que j’avais entendu me saluer, me dit :
– Retourne jusqu’à la source.
     Christine se sert un nouveau verre d’eau, mais cette fois elle y ajoute une poudre rosée qu’elle verse d’une petite fiole qui semble de cristal, et elle me dit que c’est pour l’aider à prolonger sa densification, le temps de me résumer son histoire.
– Je revins jusqu’à la pierre près de la source, et la voix douce me dit de remonter le long de cette rive. Je remontai sur quelques mètres, et là je vis une superbe jeune femme, aux très longs cheveux blonds, d’aspect très aérien, et cette jeune femme portait des vêtements qui me semblèrent de lumière, avec des irisations ; était-ce cela un ange ? A peine  venais-je d’émettre cette pensée que j’entendis :
– Pas un ange ! Juste une elfe d’Avallon, Christine ! N’aies pas peur, et approche.
Stupéfaite, je réalisai que cette jeune femme n’avait pas remué les lèvres pour me parler, et que ce que j’avais d’abord cru entendre avec mes oreilles, m’avait été adressé par télépathie.
Devais-je approcher comme la jeune femme me le demandait ? Ne devais-je pas plutôt prendre mes jambes à mon cou et m’en retourner vers le monde ordinaire, connu et  somme toute rassurant ? Deux parts contradictoires de moi-même s’affrontaient : celle caractérisée par la curiosité, et celle qui demandait à être confortée dans le domaine connu, rationnel , terre-à-terre.
J’étais devant un vrai dilemme…
  • J’avoue- dit Christine- ne plus me souvenir comment, mais je me suis retrouvée côte-à–côte auprès de cette jeune femme, et un tourbillon lumineux se forma autour de nous ; elle me rassura toujours par voie et par voix télépathique, car si le message était adressé par ce moyen mental, je percevais pourtant le son de la voix de celle qui allait me servir de guide.
Le tourbillon dura un moment ; c’était, comme un œuf de lumière, de plus en plus opaque, si bien que le paysage forestier, tel que je le connaissais, disparut à mes eux. Il y avait juste ce tourbillon blanc, et la jeune femme en profita pour se présenter.
Elle se nommait Eldred et elle avait l’habitude des relations avec les humains, mais à notre échelle humaine, cela faisait plusieurs siècles qu’elle s’en était abstenue, et la dernière fois, l’’élu était un jeune séminariste. Il n’avait pas supporté cette confrontation à un monde qu’il n’avait pas prévu de rencontrer, et il avait fallut nettoyer sa mémoire de  tout souvenir concernant la rencontre.
Le tourbillon décéléra et avec ce ralentissement, perdit de son opacité, progressivement et vers la fin, des nuances irisées villettes, bleues, vertes, orange et jaunes, produisirent des sortes d’étincelles à l’intérieur du cocon de lumière.
Eldred me rassura : c’était un processus normal qui me permettait à la fois de prendre connaissance de leur monde en allégeant mon état vibratoire, et d’accéder à Avallon… Enfin, presque.
Nous allons-nous trouver dans un sas –dit Eldred – et de là, je vous montrerai des vues d’Avallon, car vous n’êtes pas encore prête pour interférer dans notre monde- dans les faits, ce sera comme si vous étiez dédoublée, une partie de vous étant dans ce sas, une projection de vous, dans le paysage chez nous. Vous ne serez donc pas chez nous en entier, et de ce fait, les elfes vous verront, comme vous les verrez, mais vous ne pourrez rien émettre à leur endroit. Le comprenez-vous ?
J’acquiesçai bêtement d’un signe de la tête.
– – Je sais que vous aimez l’eau – dit Eldred – alors, l’un des plus beaux de nos lieux, le lac Ona-broderhood vous plaira ; en elfe cela aurait la même signification qu’en celte antique, sachez-le, d’ailleurs, notre langue ressemble à la fois à l’ancien celte et à l’ancienne langue viking, et nos noms sont aussi parfois celtes ou germaniques. Le nom de ce lac signifie donc : fraternité des eaux. Son eau est pure et bienfaisante. Fermez les yeux un instant, et détendez-vous…
-L’instant d’après –poursuivit Christine – j’étais en un endroit inimaginable par la pureté de lumière qui l’inondait, une impression de légèreté  s’en dégageait, et une beauté indescriptible faisait de ce lieu un paradis ; l’eau du lac était turquoise, un peu comme celle de certains lagons polynésiens, mais il s’agissait d’un lac d’eau douce, et sous l’eau transparente, je voyais de menus poissons ; de petites barques à rames, de couleurs jaune, orangée, blanche, carmin, étaient alignées près d’un ponton de bois peint de blanc, et tout autour, la nature était certes verdoyante et lumineuse. Dans l’herbe, de multiples fleurs de toutes couleurs s’épanouissaient ; j’approchai ma main de l’une d’elles, mais à cette instant, je me retrouvai dans le sas énergétique près de mon guide, et Eldred me dit que je ne devais pas en cet état chercher à toucher quoi que ce soit ; de plus, chez les elfes on ne cueille les fleurs qu’en des occasions particulières, pour faire des couronnes de fleurs, lors de certaines fêtes. Sachant cela, Eldred me fit retourner près du lac, et je m’émerveillai un bon moment de la beauté des arbres, semblables à des saules, mais avec des feuilles plus bleutées et de la pureté de l’air. M’éloignant du ponton, je poursuivis ma promenade sur la grève et j’entendis des oiseaux chanter. Le ciel était d’un bleu un peu mauve. Je n’avais ni chaud ni froid, j’étais bien. Je parvins soudain à un endroit où se trouvait une petite bâtisse qui semblait de verre coloré, et dont la porte du même matériau était colorée de tons mauves. Je m’en fus sur le perron, mais Eldred me dit de regarder sans y entrer. Ce que je vis ici, comment le décrire ? Des faisceaux de lumière colorée fusaient de toutes les parois, du sol et du toit, et se rencontraient au centre de la pièce, alors, de ces rencontres lumineuses se formaient des gerbes colorées d’une beauté époustouflante, qui restaient un instant suspendues dans l’air, puis subissaient une transformation, et retombaient au sol sous formes de fleurs somptueuses, à longues tiges, dont se dégageaient un parfum suave.
-Ce sont les fleurs que nous mettons dans nos maisons – dit Eldred par télépathie.
– Fascinée par ce spectacle- dit Christine -j’eus du mal à m’en extraire, mais mon guide me rappela à l’ordre, et je quittai l’embrasure de la porte, lorsque je la vis se refermer doucement derrière moi. Je fis quelques pas, plus loin encore, et je restai stupéfaite devant de magnifiques bouleaux. Ils m’évoquaient bien entendu, la feuille de bouleau retrouvée dans mon sac, lors de ma sortie scolaire en forêt, mais ici, les feuilles semblaient d’une teinte inédite sur terre, alors que la feuille dans mon sac, semblait ordinaire.
Un petit rire cristallin précéda la parole télépathique d’Eldred.
-Oui, c’était bien moi ! Deux éléments de votre forêt et un d’ici, mais en passant dans l’autre monde, le vôtre, la feuille de bouleau s’est conformée à l’apparence qu’elle aurait dans votre vibration humaine. Toutes les essences présentes ici le sont aussi dans le monde humain, mais après, tout est question vibratoire ; la matérialisation est ici moins dense, mais plus réactive et en meilleure interaction avec nous elfes, que vos plantes et minéraux ne le sont avec vous sur Terre.
A cet instant- dit Christine -je me sentis toute drôle. Je passais en conscience, alternativement de ce magnifique paysage, à ma place dans le sas, sans arrêt et de plus en plus vite, et à un moment, je me vis face à « moi-même » l’autre partie de moi étant immobile dans le sas énergétique à gauche d’Eldred. Eldred mit un terme à cette expérience, et me recentra en moi-même, en une seule personne.
Là, je me retrouvai de nouveau auprès d’Eldred, dans la bulle ; en fait, je pensais qu’à présent l’expérience était finie, et avec ça, je n’avais pas vu d’autres animaux que des poissons dans le lac, et un ou deux oiseaux entraperçus dans les branches ; je n’avais pas non plus vu le moindre elfe, à part bien entendu Eldred.
-J’entends ! – dit Eldred en souriant de ma curiosité – je vais voir ce que je peux faire, mais d’abord, une petite mise au point. Puis-je vous demander quelque chose ?
– Oui Eldred.
-A Avallon, le vouvoiement n’existe pas ; jusqu’ici je me suis conformée à cette habitude que vous avez de ne pas dire « tu » à une personne qu’on ne connaît pas assez, mais nous n’avons pas ce code, pas plus que les anciens celtes ou germaniques n’en disposaient. S’il advient que tu te retrouves un jour parmi les nôtres, il n’y aura aucun vouvoiement, alors laissons maintenant, toi et moi cette habitude de vos sociétés.
Je fus d’accord.
– Maintenant –dit Eldred – je peux seulement te faire connaître l’un de nos villages et ses habitants, depuis une bulle, moins opaque que celle de tout-à-l’heure en fait, transparente. Tu ne pourrais supporter la confrontation vibratoire avec plus d’un elfe à la fois… Qui sait… peut-être un jour…
Eldred prit ma main dans la sienne, et c’était la première fois qu’elle avait avec moi un contact physique. Sa main parut toute légère dans la mienne, et bientôt, je me sentis prise d’un vertige intérieur, car tout tourbillonnait non pas autour de moi, mais en moi ; oui, mon corps tourbillonnait de l’intérieur…
Depuis qu’Eldred m’avait pris la main, tout mon corps tourbillonnait de l’intérieur, et peut-être même tout mon être était-il concerné. Mon état de conscience n’avait pas changé, il était au contraire avivé, d’une acuité renforcée, mais je me sentais comme « déconstruite et reconstruite » de l’intérieur… Ce sont les seuls mots qui me viennent à l’esprit pour décrire cette forme de transformation qui semblait nécessaire pour l’étape suivante. Au bout d’un moment de ce tourbillon en moi, ce mouvement alla s’atténuant, et je me ressentis très légère, alors que dans la vraie vie, je me sentais lourde depuis que j’étais en léger surpoids. C’était comme si mon corps physique était devenu moins pesant. Lorsque cette étape fut franchie, Eldred me dit :
-Dans quelques secondes, je ne te tiendrais plus la main, et alors tu seras au milieu de l’un de nos villages, mais toujours dans cette bulle que tu ne pourras quitter ; nos amis elfes te verront et te salueront, mais je les ai informés et ils ne te verront pas comme une bête curieuse, car le monde des humains leur est connu depuis toujours, et puis, physiquement, les elfes d’Avallon et les humains sont très proches, et pour tout dire, de même essence. Je t’en parlerai plus tard, et je t’en donnerai les raisons. Maintenant, regarde en silence, car ta voix ne vibre pas ici à la bonne fréquence, et cela atteindrait notre bulle de protection. Il en résulterait que tu serais projetée dans notre monde sans pouvoir y survivre, faute d’avoir développé l’adaptation physiologique nécessaire, et depuis cet autre niveau, je ne pourrais reconstruire la bulle adaptée à ta vibration encore trop humaine ; donc, ne dis rien ; regarde seulement, mais ce que tu émettras en pensée, tes questions, je les entendrai et j’y répondrai.
 
Là-dessus, mon guide me lâcha la main, et soudain un environnement magnifique me fut dévoilé, mais cette fois il s’agissait d’un village, et ce village comportait devant moi une placette au parterre d’herbe fleurie, autour de laquelle divers édifices semblaient très aériens, et d’une légèreté incroyable. Certaines de ces bâtisses semblaient de cristal coloré, elles s’élevaient environ à une hauteur de deux étages, jamais plus, mais avec une base plus étroite que les étages, un peu comme pour nos maisons du Moyen-âge, et partout ces bâtisses étaient couvertes d’une végétation assez semblable au lierre, mais un lierre qui aurait eu des fleurs colorées, en des tons jaunes, orangés, rouges, violines, ou bleus. Les arbres semblaient des chênes, des bouleaux, des saules, des ormes, des frênes, mais toujours émanait de ces arbres, quelque chose d’aérien, de subtil qui ne peut s’imaginer dans notre conception terrienne des choses. On voyait aussi un peu partout des pommiers, et curieusement, certains étaient en fleurs, alors que d’autres portaient de magnifiques fruits L’air ambiant semblait d’une transparence particulière. A présent, il semblait que peu à peu je pouvais percevoir des détails que je n’avais pu voir quelques instants plus tôt, et comme je m’en étonnai mentalement, Eldred me répondit télépathiquement, que tout ceci était normal car je ne pouvais percevoir qu’au fil de mon adaptation, très progressivement, et mes perceptions allaient donc de ce qui est le moins éloigné de la vibration terrienne, à ce qui en est le plus éloigné. Je vis donc de superbes fenêtres aux immeubles, ou plutôt aux maisons, et ces fenêtres étaient dans des tonalités, bleus, violines, roses ou orangées, mais toutes ces couleurs avaient un éclat irisé qui me fit penser aux teintes que l’on perçoit dans la nacre des coquilles d’huîtres, quoique ces teintes aient été plus perceptibles dans la vue qui  était sous mes yeux.
Soudain, je vis des ombres se mouvoir, mais en fait non pas des ombres sombres, grises, inquiétantes, plutôt des empreintes lumineuses. Je me tournai vers mon guide et Eldred perçut ma pensée, et dit :
-Oui, ce sont les habitants d’Avallon, mais si tu veux les voir alors, plisse les yeux, puis relève-les d’un seul coup et tu verras les autres elfes.
 
Je fis comme Eldred me l’avait indiqué, et aussitôt, je vis les elfes. Une mère cueillait des mûres à son enfant, aux branches d’un mûrier descendant le long d’un mur, lequel semblait de pierre rose, comme du granit, La jeune femme aux longs cheveux blond pâle était très belle, et portait une robe longue drapée, en des tons violines ; l’enfant était vêtu dans des coloris bleus, mais les teintes n’étaient pas vraiment les mêmes que sur terre, et soudain, l’enfant tendit la main vers nous, et Eldred lui fit un signe de la main, alors je perçus les voix, un peu lointaines, de belles voix chantantes, et une langue qui m’était inconnue, mais pourtant curieusement un peu familière, et mon guide me dit :
-Dans certaines langues européennes, subsiste un fond de notre langue elfique, et c’est le cas des langues d’Europe occidentale, particulièrement de celles issues du celte et les langues germaniques. Quelquefois dans les langues celtes, dont le français a en partie hérité, mais aussi dans le vieux Norrois, langue des anciens scandinaves, et langue actuelle des islandais, on est sur la même fréquence. Tous les elfes parlent la même langue, qu’ils soient les elfes élémentaux, de tailles diverses, ou ceux d’Avallon, plus proches des humains. Comprend-le, originellement notre essence est la même, mais il y a eu la chute, autrement dit, les manipulations génétiques introduites par les reptiliens chez les humains, et une petite partie de l’humanité d’alors échappa au pouvoir reptilien en se réfugiant dans Avallon. Je ne peux te conter tout ceci maintenant, mais retiens que nous ne sommes pas si éloignés de vous et que nos origines nous sont communes.
 
Je me concentrai de nouveau sur la vue autour de moi, et je vis d’autres personnes, dont un jeune homme se promenant, un cheval blanc, magnifique trottinant libre à ses côtés.
-Ici, les animaux sont complices des elfes, et ils savent ne rien redouter, car nous ne mangeons pas leur chair ; du reste, la nature étant abondante et très généreuse, tous les animaux en Avallon sont pacifiques, et aucun ne mange de viande non plus. Nous avons des lynxs, et ils sont tels vos chats envers nous. En Avallon, la nature a la particularité de produire autant que nous le voulons, autant que ce dont nous avons besoin. Tu as vu cette femme cueillir des mûres, et chaque jour elle pourra en cueillir au même endroit, sur la même tige. Ici nous n’avons pas les mêmes contraintes saisonnières que sur Terre. Il nous faut nous en retourner à présent Christine, mais tu ne dois pas parler de tout ceci, pas maintenant ; réponds mentalement, tu n’en parleras pas n’est-ce pas ?
– Qui me croirait ? – m’entendis-je mentalement répondre.
-Retournons à présent ; tu vas vivre un moment pénible, celui de l’adaptation inverse, mais je dois d’abord nous placer dans un double sas pour protéger ceux de l’extérieur lors de la redensification de notre habitacle et de ton corps physique.
Eldred opacifia notre bulle, puis me prit de nouveau la main, et ce qui suivit fut en effet pénible car tout ce dont je m’étais allégée peu avant, revenait finalement m’habiter, et ce tourbillon en sens inverse me faisait mal partout. Heureusement, ce fut bref, et à la fin, tandis que nous faisions le chemin du retour, Eldred me magnétisa et toutes les douleurs cessèrent, et je me sentis très bien, apaisée, à la limite du sommeil.
– Tout va bien – dit Eldred une fois que nous fûmes de nouveau dans la forêt.
– J’ai entrevu ce monde Eldred, et j’aimerais le connaître mieux ; tout semble s’y dérouler si paisiblement…
– Tu ne crois pas si bien dire ! Je t’indiquerai par la pensée dans ton sommeil, ce que tu dois changer pour être plus proche de nous. Au temps des celtes, et encore au Moyen-âge, des personnes pouvaient passer en Avallon, sans préparation spéciale, mais depuis, vous vous êtes tellement éloignés de nous en vous ancrant si fort dans la matérialité, tout en vous éloignant de la mère nature, vous avez tellement alourdi vos vibrations par la vie urbaine densifiée, la surproduction,  la surconsommation, le paraître et l’avoir plutôt que l’être, qu’un tel passage, naturel est devenu impossible ! C’est une affaire de patience autant que de bonne volonté. Tu dois évoluer pour être plus proche de nous.
– Quel est le but ?
– Pour le moment, ne t’inquiète pas du but, car il y en a bien un, mais mieux vaut le taire un certain temps, et pourvoir à ton évolution propre. Demeure l’esprit clair, maintenant que tu as cet avantage de savoir que la réalité est multiple et se joue des apparences ; l’illusion ne doit plus t’habiter ni te malmener ; il faut toujours aller droit au réel et le réel, dans le cas de l’humanité est de l’autre côté du miroir.
 
Sans plus répondre à mes questions, Eldred m’accompagna jusqu’à l’endroit d’où je pouvais me repérer et ce fut soudain comme si une porte était franchie, mais qu’elle ne franchit pas. Je fus soudain seule et pleine de questions, et là, j’eus le réflexe de regarder ma montre, pensant avoir passé beaucoup de temps en cette expérience, mais je constatai que les aiguilles de ma montre n’avaient pas bougées depuis l’instant où je m’étais retrouvée dans la bulle avec Eldred, car en cet instant, j’avais regardé ma montre, ce qui chez moi est un réflexe d’institutrice. Pourtant, la trotteuse continuait son chemin à la poursuite d’un temps décidément plus aléatoire qu’il n’y semble au premier abord. Le temps d’ici et le temps d’Avallon semblaient différents, mais au fond qu’était Avallon ? Etait-ce un lieu au sens où nous l’entendons ? Tout ceci était trop pour moi ; épuisée, je me résolus à faire une  bonne sieste.
 
– Je sais – dit Christine – que cela va sembler étrange Marie, mais juste après la sieste, je me sentais très apaisée, certes, mais je n’avais plus le souvenir de ce qu’il m’était advenu, ni ce jour-ci, ni la fois précédente. De tout ceci, il ne restait rien en ma mémoire, comme si elle s’était lavée d’elle-même ; pourtant, dans les jours, les semaines, les mois qui suivirent, de multiples changements s’opérèrent en moi, en tous domaines. Sur le plan professionnel, des élèves peu doués, firent soudain des progrès spectaculaires, et les parents m’en remerciaient.  Que comprendre ? Je n’avais rien changé à ma méthode d’enseignement.  A cette époque, j’eus une inspection pédagogique, et l’inspecteur trouva ma classe exemplaire, et ce, pour tous les niveaux, or j’avais des élèves de quatre niveaux différents. Sur le plan alimentaire, progressivement je réduisis ma consommation de viande, jusqu’à ne plus en consommer du tout, or je n’avais pas pris cette décision, mais je n’en avais simplement plus le goût. Je ressentis par contre, le besoin de manger quantité de framboises, de myrtilles, de mûres, mais aussi de pommes. De ma fenêtre, les jours de repos, je passais des heures à écouter sans me lasser, le chant des oiseaux, leur trouvant des accents nouveaux. Un jour, je m’offris un bouquet de glaïeuls, et une fois le grand bouquet placé dans un vase, je vis des lumières colorées danser autour de chaque fleur. Je les vis pendant quelques jours, puis lorsque le bouquet fana, il n’y eut plus de lumière. En quelques semaines, je perdis mon poids excédentaire soit environ huit kilos. La peau de mes mains était redevenue lisse. Le plus étonnant, était mon visage lisse, les ridules s’étant effacées. Mes amies me demandaient ce que j’avais fait, mais je n’avais pas la moindre réponse à leur donner. Je me promenai en forêt, mais mes promenades se déroulaient normalement.
Mon fils, étudiant, vint me voir de plus en plus souvent et il me dit un jour :
– Tu es rajeunie maman ! Tu dois être amoureuse !
Il n’y avait alors aucun homme dans ma vie, depuis plusieurs années. Mon mariage avait été un échec, et toutes les relations que j’avais par la suite eues avec un homme, ne valurent guère mieux. Je m’étais résignée à vivre seule.
 
De mois en mois, je rajeunissais, et tout dans ma vie semblait simplifié ; les problèmes trouvaient vite leur solution, comme par enchantement. Je redécouvris une flûte à bec qui avait appartenu à mon fils. Je n’avais jamais appris à en jouer, or cela me vint naturellement, et je ne pouvais expliquer ce prodige. Moi qui n’avais jamais été douée pour la langue de Shakespeare, un jour que j’étais en ville, un jeune britannique ne parlant pas français s’adressa à moi, dans sa langue maternelle, et sans y réfléchir, je lui répondis en un anglais parfait, avec force précisions dans mes indications, et le jeune homme me félicita pour la correction de mon expression.
D’où me venaient soudain toutes ces facilités ?
Un jour, je dessinai un merveilleux paysage avec un grand lac aux eaux turquoise ; le rendu de ce dessin aux crayons de couleur était magnifique. Lorsque j’en eus fini, j’eus une sensation étrange : une impression de « déjà vu »…
 
A cette période, je connus quelques pénibles expériences, dans mon appartement. Une nuit, je fus éveillée par un grand remue-ménage, comme si quelqu’un s’était défoulé dans ma cuisine, y brisant assiettes et verres, et jetant les casseroles contre le mur. Il n’y avait que moi dans l’appartement, mais pourtant, qui pouvait bien détruire ma vaisselle en pleine nuit ?
Je saisis mon courage à deux mains, et après avoir éclairé, d’abord la chambre, puis le couloir, je me précipitai dans la cuisine dont j’actionnai immédiatement l’interrupteur.
Casseroles, verres, assiettes, étaient rangés à leur place habituelle, et il n’y avait personne. A n’y rien comprendre, car j’avais bien entendu ce vacarme ! Le mot « illusion » me vint à l’esprit…. Je laissai la pièce éclairée, puis je m’en fus me recoucher. Je mis un peu de temps à m’endormir, puis un rêve vint, superbe, et dans ce rêve, je me promenai en compagnie d’une belle jeune femme, dans un village magnifique, plein de lumière et de couleurs irisées. Je croisai des gens jeunes, souriants, et un seul vieillard, et tous me souriaient. Alentours, tout était paisible, joyeux, sans heurts. Nous passâmes devant ce qui semblait une boutique dont la porte parée de teintes bleutées et mauves, était ouverte.
– Tu aimerais entrer dit la jeune femme à mon côté ?
– Oh oui !
– Te sens-tu vraiment prête ?
-Oh Eldred, cela me ferait tant plaisir !
– Bien ! Entrons !
Je fis deux pas en avant, et un doux parfum de lilas se manifesta ; du lilas mauve et blanc descendait en grappes le long de la façade. Eldred entra ; à sa suite, je m’apprêtai à franchir le seuil de la boutique…
 
Je m’éveillai en pestant, car ce rêve était formidable  si prenant, si réel, et tout s’était arrêté au moment où j’allais pouvoir pénétrer dans la boutique, de ce village radieux !
– Plus tard ! –dit une voix douce qui sonna en moi et en même temps près de moi.
C’était bien la voix de la jeune femme de mon rêve.
– Oui Eldred ! Souviens-toi à présent Christine !
En un éclair tout me revint : la première promenade en forêt, l’étrange ressenti, les trois objets naturels retrouvés dans mon sac, la seconde rencontre, la pierre gravée et mon escapade dans la bulle de protection…
– Sois patiente – reprit la voix d’Eldred – et trouve la clé de ton être ; aucune ombre ne pourra plus se jouer de toi. Sois patiente…
Les derniers mots me furent à peine perceptibles. Je me surpris à appeler Eldred à voix haute, mais mes appels furent vains, et mes jours et mes nuits me semblèrent tout aussi vains. Je fis alors un rebond dans mon existence, et moi qui avais longtemps renié l’idée même qu’il puisse y avoir un créateur, je me surpris à me dire que forcément il y en avait un puisque j’avais approché l’accès d’un monde qui me semblait être le paradis. Je lu un peu de tout, et je me forgeai un ressenti plus qu’une opinion religieuse, un fort ressenti qui me semblait assez heureux pour me servir de refuge lorsque le monde me pesait. Alors je me sentais mieux, régénérée, et reliée à la création toute entière, visible et invisible. Avais-je ainsi trouvé la clé de mon être ? Sans doute en fut-il ainsi, car cette clé, état d’esprit et non pas objet ne pouvait ouvrir une  porte ouverte, mais pouvait me servir de laissez-passer pour franchir le seuil devant lequel Eldred m’avait conduite. Oui, le rêve revint, et de nouveau le lilas répandit sa senteur, de nouveau Eldred franchit le seuil, de nouveau, je posai le pas sur le perron, mais cette fois, oui, je franchis le seuil !
 
La suite dans la seconde partie, dans l’article suivant.

 

 

Venu d’un monde parallèle: L’homme du Taured.

Cette histoire vraie se  déroula en 1954 à Tokyo au Japon.
 Les faits remontent en 1954 dans un aéroport de Tokyo. Alors que les passagers des divers vols attendaient la vérification de leurs passeports  pour pouvoir passer la douane, les douaniers furent intrigué par un homme. Bien que ce dernier ait eu des traits tout à fait normaux et ait été  vêtu de manière très conventionnelle, les agents vérifièrent son passeport. Ils allaient avoir une surprise des plus surnaturelles.
D’après son passeport, l’homme venait d’un pays qui s’appelait Taured. Le passeport était authentique et ne présentait aucun signe de falsification. L’homme, qui se comportait d’une manière très sure et professionnelle, ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Il avait sur lui plusieurs billets de monnaies étrangères et assurait venir de Taured. On lui demanda où se trouvait son pays, il n’eut aucune hésitation et avec un accent japonais des plus parfaits, déclara que Taured était un petit pays d’Europe entre la France et l’Espagne. On lui montra la mappemonde pour qu’il désigne l’emplacement de son pays, et de l’index, il pointa la Principauté d’Andorre.
Voyant que le nom était tout autre que Taured sur la carte, l’homme entra dans une grosse colère, avançant que son pays existait depuis plus de 1000 ans. Afin de vérifier plus avant les propos de « l’homme de Taured », les agents décidèrent de le loger sous surveillance dans un hôtel afin de tirer cette affaire au clair. Après quelques heures d’interrogatoire, l’homme présenta des papiers  prouvant son existence à Taured , comme par exemple, un permis de conduire délivré par le gouvernement de Taured, des relevés bancaires ainsi que son compte bancaire au sein d’une banque à Taured. Ces documents suscitèrent un silence et une incompréhension totale des agents présents dans la salle.L’étrange voyageur assura avoir effectué plusieurs voyages au Japon et affirma que c’était la première fois qu’il avait ce genre de soucis.
Selon les agents douaniers, son passeport avait des visas d’entrée sur le territoire de plusieurs pays pour les dernières années écoulées, dont le Japon. On le plaça dans une chambre pour rependre l’interrogatoire le lendemain matin. La chambre était dotée d’une fenêtre si minuscule qu’aucun homme ne pouvait y passer, et elle était fermée à clé et gardée par un factionnaire. Malgré tout, l’homme du Taured avait disparu de la chambre durant la nuit.
Après la diffusion de cette histoire,en 1954, beaucoup de spécialistes du paranormal déclarèrent  que l’homme de Taured avait été coincé dans un voyage entre deux mondes via un univers parallèle.
Les nouvelles évolutions de la science leur donne peut-être raison…
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 « Mystérieuses Disparitions et Voyageurs du Temps » de Marie Roca, Editions OrPubli, est justement consacré à de très nombreux cas réels cas de gens qui disparurent de manière inexplicable selon la logique commune.
Source :
http://www.journalducanada.com/homme-de-taured-grand-mystere-1143-2014/